A Tahiti, quel(s) type(s) de voiture trouve t’on à votre avis ?

Des petites voitures de tous les jours pour se déplacer, se garer facilement et aller travailler, oui, d’accord. Ensuite ?

La bonne grosse voiture familiale type berline ou monospace ? Ho que non ! Et n’allez jamais acheter ce genre de véhicule car vous ne la revendriez pas si besoin était !

Non, à Tahiti, c’est le 4x4 qui est roi. On ne voit que ça sur les routes, des 4x4 et des pick up énormes, avec simple ou double cabine et une grosse benne à l’arrière.

Seuls résistent les utilitaires à 2 places pour les professionnels ou de type familiale avec 3 places derrière… pour les popaas ! Plus encore, pour les enseignants popaas venus sur le fenua.

Chaque mois de juin, ils sont tous à vendre: berlingot, partner, kangoo essentiellement.

Dès la fin du mois d’août (la rentrée est en août en Polynésie française), il n’y en a plus un seul !

En effet, les enseignants qui ont achevé leur séjour cherchent à revendre leur véhicule.

 C’est en recherchant un berlingot dans le courant du mois de septembre que j’ai appris tout cela… trop tard.

Pourtant, il nous fallait d’urgence une autre voiture, car à 6 mois de grossesse révolus, je commençais à ne plus réussir à me plier en 2 pour mettre Alix dans son siège auto, dans la petite twingo 3 portes acquise à notre arrivée; et puis Gudule arrivait de toute façon dans 3 mois et il fallait plus de place.

 Le 4x4, on en rêvait de loin, en se disant que grâce à lui, on peut faire les routes traversières et toutes les pistes intérieures. Le 4x4, c’est donc une myriade de possibilités de promenades supplémentaires.

 Mais c’est horriblement cher !

 Heureusement, une occasion s’est présentée, (Bon, on a fait un emprunt aussi, alors qu’on voulait éviter) et voilà donc notre nouveau véhicule !

 Le CRV Honda, 4x4. Un pur bonheur à conduire, mise en marche automatique des roues motrices dès que ça patine un peu, surélevé et donc bien pratique pour la saison des pluies quand il y aura des piscines sur la route, bonne clim, bonne sono, confort absolu, boîte de vitesses automatique, le pied! Ha, qu’il est bon de s’embourgeoiser !

 Du coup, maintenant, on peut faire comme les tahitiens et aller se promener dans la vallée de Papeeno en 4x4. Bientôt, on fera comme eux : pique nique dans la rivière pendant qu’on baigne le 4x4 et les chiens, heu zut, on n’a pas de chien. En attendant, un jour de pluie, on a juste été l’essayer dans la vallée en question.

 Vous admettrez qu’on croit qu’il fait froid avec ce temps, mais au contraire ! Je rappelle que quand il pleut, il fait encore plus chaud.


C’est pourquoi les gosses courent partout et se jettent pour se baigner dans la rivière, dont l’eau issue des montagnes est gelée !


La saison des vagues arrivent de notre côté (côte est) et le visage des plages a changé. Une nouvelle plage s’est dessinée à Rocky point, qui allie la mer et les vagues pour le père et l’eau de la rivière pour les jeux de l’enfant.

Devinette, qui reste t-il qui s’ennuie et prend des photos ?


Alix a reçu sa première invitation en bonne et due forme : une carte en forme de cheval pour l’anniversaire de Christian, un voisin qui a fêté ses 2 ans.

La maman est néo zélandaise, ça doit être pour ça que l’invitation était à 9h00 du mat un dimanche…

La particularité de la maison, c’est que c’est mieux qu’un square, mieux que la crèche, mieux que la piscine et mieux que le poney club !

Attention (surtout Momo), images de faunes fous et nus à venir !


Alix a eu un peu peur des poneys.
Elle, c'est de loin qu'elle les aime!
Et champagne à 11h00 du mat pour les parents !
Un peu rude...

Nous, on rivalise difficilement.

Avec notre peinture chinoise à pas cher,



Notre mini dînette,

Nos DVD entre copines (bon 11ans la copine, ça, ça le fait!).
Et notre chien trouvé et aussitôt rejeté dans la nature!

J'en profite pour  évoquer la situation désastreuse  des animaux à Tahiti.


En effet, les tahitiens ont l'habitude d'en avoir beaucoup, de ne pas les nourrir ni les soigner et encore moins de les stériliser.


De plus, ici, comme on fait plusieur récoltes de fruits et légumes par an,  il y a  plusieur périodes de chaleur pour les femelles. Les petits naissent donc en grand nombre.


Partout, on croise des chiens errants ou semi  abandonnés, galeux et miséreux.


De même, il n'est pas rare que des chiots soient abandonnés par les familles, dépassées par le nombre des naisssances et des chiens.


C'est comme ça qu'un beau matin, on s'est retrouvé avec un chiot devant la maison qui pleurait et jappait.

Un chiot ou devrais-je dire une chiotte, parce que d'une part c'était une femelle et d'autre part, elle n'était pas très belle.
Pour conjurer le sort, Christophe l'a tout de suite appelée "bonne tête".

Au début, le père et la fille attendris ont réussi à me faire douter et celle-ci a reçu pâté, lait et caresses et s'est tapé un bon roupillon pour se remettre de ses émotions.


Puis, j'ai téléphoné aux 3 associations du fenua (ici, pas de SPA), qui m'ont fait comprendre qu'à part la garder ou l'euthanasier, il n'y avait pas de solution.

Moi, je ne veux pas de chien. J'ai bien assez de presque 2 enfants en bas âge, d'un chat , de Fiu, le chien du quartier et des coqs et des poules (j'y reviendrais).


D'autant qu'un chien, ça ne se laisse pas les we comme les chats. Adieu donc découverte du grand Pacifique!


Par ailleurs, le problème menaçait de s'amplifier au cours de la journée, si vous voyiez ce que je veux dire...



Aussi, entre les 2 solutions possibles, garder ou euthanasier, Christophe et moi avons opté pour l'absence de solution et avons décidé de jeter à nouveau les dés concernant cette pauvre bête en l'abandonnant  à notre tour.

Ainsi, l'homme de la maison, prenant son courage à 2 mains, l'a déposée près des maisons de la vallée (d'où elle provenait vraisemblablement). Cette décision, bien que lâche, a le mérite de laisser un espoir...


Que ferons nous la prochaine fois que nous serons confronté à cette situation? Il faut qu'on se fixe une ligne de conduite à ce sujet.


On a dit à Alix qu'on l'avait ramenée chez elle parce qu'elle s'était perdue. L'explication a si bien fonctionné et la petite est si à l'aise avec cette histoire qu'on doit lui reraconter souvent...  Vous imaginez que c'est mon sujet de conversation favori avec ma fille, puisque je n'éprouve aucune culpabilité et qu'en plus en ce moment, je ne suis pas du tout plus émotive qu'à l'ordinaire!


Pour finir, les coqs, les coqs, les coqs, que dire de plus à part répéter ce mot à l'infini, au fur et à mesure que j'en vois, que j'en aperçois et que j'en entends.


Ils recouvrent littéralement le fenua, dorment dans les arbres avec leurs cocottes dès 17h00 et chantent toute la nuit dès qu'il aperçoivent une lumière! Et c'est peu dire s'il  y en a des lumières, feux de voiture, ampoules électriques et autres éclairages municipaux! Je ne conseille d'ailleurs pas d'allumer pour se rendre aux toilettes la nuit, l'arbre voisin réagira illico! Pour finir, ils se mettent de concert pour annoncer le lever du jour dès 4h30 du mat.


Entre eux et les chiens errants qui aboient, autant vous dire qu'il faut un certain temps pour s'habituer à dormir ici. En ce qui me concerne, la boule quies est reine en mes oreilles, plus encore qu'à Paris!


Les coqs ont un défaut supplémentaire (si si c'est possible), ils aiment venir chanter sous la fenêtre d'Alix quand elle fait la sieste et de préférence quand moi même je vais aller me reposer...


Du coup, dès qu'un coq chantait, Alix se réveillait en hurlant... 


Durs durs ces 1ers mois de sommeil made in Tahiti...


Au début on les chassait Christophe et moi, y-compris la nuit, avec des gaules à mangues, très longues, qui vont jusqu'à la cime des arbres! Mais nous avons vite du accepter la fatalité et capituler. Vous connaissez le principe, c'est le nombre fait la force!


Mais j'ai trouvé une autre solution.

Dorénavant, chaque soir, Alix demande son histoire favorite, celle, inventée par mes soins, des papas coqs qui chantent  pour rassurer les poussins qui ont fait un cauchemar... et bien maintenant la nuit, elle dort au beau milieu des chants de coqs!

Samedi 6 octobre 2007
par cécile
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Avec mes voisines femmes-au-foyer-et-qui-elles-sont-contentes-de-l'être-et-ne-cherchent-pas-de-job, nous avons été nous promener à une foire agricole.

Ici, comme vous vous en doutez, elles sont exotiques.

Il y avait une présentation des techniques de pêche traditionnelles et la vente des produits de cette pêche au poids, des stands avec des produits locaux à vendre et des animaux de la ferme.

Inutile de préciser je pense la raison pour laquelle, Alix et moi, y allions en priorité : les cochons!

Bien sûr, c'est le seul jour de la semaine où il a plu. Alors on était dans le bain pour visiter les cochons. On partageait un peu des modalités de leur vie......dans la boue.

Bien sûr j'avais mis mon pantalon blanc, qui est vite devenu un short blanc à force d'être retroussé pour éviter la boue, puis, qui est devenu un pantalon marron vers la fin de la visite, quand Alix en a eu ras le bol et à commencé à s'agiter contre moi avec ses godasses neuves (blanches également) toutes sales... avant de s'endormir.

Toujours cette technique qu'elle a quand elle s'ennuie et elle a bien raison! Mieux vaut ne pas perdre de temps et rentabiliser sur le sommeil.

Le pantalon en question est toujours à tremper dans un seau avec de l'eau de javel.
Ca marche ça?
Si quelqu'un ou quelqu'une connaît une technique pour réavoir du blanc, je suis preneuse!


Concours d'horticulture:


En musique alors Alix danse.

Les stands:

Ici toutes les variétés de bananes locales, qui se mangent le plus souvent en légumes d'ailleurs et du taro à droite:

Là, les bananes "dessert", comme nous les consommont chez nous. Mais elles sont toutes petites et très sucrées, comme aux Antilles.


Des ignames (ou manioc local) et encore du taro:


Heueueuemmm, les pastèques locales:


Un tableau à la Dubois (un peintre local):


On n'a pas encore goûté ça, je parle du jus de canne à sucre bien sûr, parce qu'en ce qui concerne le tamure, qui est le nom de la marque du punch local, je ne peux pas dire "on", Christophe a goûté pour deux!

Il paraît que c'est très bon, même au p'tit dej. avant la messe!
C'est à ce moment là que les polynésiens affectionnent de consommer leur jus de canne en tout cas...


Là, on voit le vendeur qui introduit des tiges de canne à sucre dans une machine pour en extraire le sucre.

Tiens, j'ai pas pris le stand des marchands de jus de fruits frais, pourtant il était bien décoré et surtout, c'est bon, mais bon! Mon préféré, le mixte annanas et pamplemousse avec des glaçons!


Le stand des plantes: arbres (fruitiers pour l'essentiel) ou fleurs sont à vendre.

Ici les orchidées.

Remarquez comme on voit bien ici que ce sont des parasites: leurs racines ne tiennent à rien!
Et qu'on arrête de les comparer à un sexe de femme, je rappelle que leur nom vient du grec "orchid" qui signifie testicules!

Un stand de fruits et légumes: tomates, poivrons, oignons, concombres, avocats, salades vertes, fa fa (épinard local), aubergines, courgettes, navets, mandarines, pamplemousses, oranges, ananas, goyaves, mangues, papayes et bien d'autres encore, toute l'année! et hors de prix (comme tout ici de toute façon)!

Le pantalon/short blanc/marron et schuuut, Alix s'est endormie...



Samedi 8 septembre 2007
par cécile
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A Tahiti, y'a des spécificités, des petites choses qui sont à la fois banales et qui à la fois, ne peuvent se trouver qu'ici.

Par exemple, le sorbet aux fruits de la passion de maman, voyez .....le genre de choses.




Et puis tout est bleu ici, je vous assure.

Certes, y'a le ciel et la mer, mais plus encore, y'a le resto!

Par exemple, vous vous rendez au resto qui fait lagoonarium, et ben, comment dire, c'est bien ça, tout est bleu!

Attention, âmes sensibles s'abstenir de regarder la 1ère photo!
Car Alix va se faire dévorer par l'escalier requin qui mène au lagoonarium., où peuvent être admirés des requins pointe noire (jusqu'à 3 mètres à l'âge adulte) et même des requins citrons (jusqu'au double!),qui comptent parmi les bestiaux du lagon.









Alix a tellement aimé qu'elle voulait plonger....


Avec les requins!




Mais on a réussi à la faire ressortir du gosier de l'animal!




Dans le genre bleu, y'a aussi nos voisins les dauphins.
Ils "logent" pas très loin, à 10 mn de bateau du club de plongée, dans la baie de Matavai.

Alors on a fait une "sortie dauphins".











Grâce aux eaux translucides du lagon et le soleil du matin qui commençait de monter, on les a vu comme jamais!


Bon moi les dauphins, j'adore, j'étais aux anges, pire qu'Alix!


Pour préparer la sortie dauphins du lendemain, la veille au soir, on avait acheté un ballon gonflé à l'hélium en forme de dauphin à Alix.

C'était sans compter que la petite chieuse ne connaissait pas les lois qui régissent ce gaz, et qu'au lieu de laisser le ballon s'envoler et de le traîner derrière elle avec son fil, elle essayait de dompter l'animal! désirant le garder sous le bras!

On a d'abord beaucoup ri, mais la blague a duré toute la soirée, y-compris dans la voiture (interdiction au dauphin de se coller au plafond de la voiture sous peine de crise), y-compris pendant qu'elle dînait (il a fallu attacher l'engin au plus serré du barreau de la chaise en espérant qu'il ne bouge pas trop).

L'explication n'y ayant rien changé, c'est de manière empirique qu'elle a accepté cette réalité comme un fait...

Nous craiignons cependant fort le moment inévitable où le ballon se dégonflerait
N'est -ce pas possible de conserver ce genre de truc plusieurs années?
Jusqu'au collège par exemple, quand elle apprendra les gaz en chimie...





L'acquisition du ballon a été réalisée dans une foire.

Mais attention, pas n'importe quelle foire.
Une foire de liliputiens!
Je ne sais pas si ça existe ailleurs, mais moi j'ai jamais vu!

Je connais les foires qui proposent un mixte entre les manèges pour enfants et ceux pour adultes, mais une foire complète, un champ, de manèges uniquement pour les tous petits, fallait être à Tahiti pour le voir, les tahitiens étant très friands des fêtes foraines, qui s'établissent sur le Fenua uniquement pour les occasions (là, le Heïva, pour ceux qui suivent)!

Je n'ai pas résisté à l'envie de prendre des photos.
J'ai tenté de faire en sorte qu'un adulte soit présent sur chaque photo, histoire qu'on se rende compte de la taille des machines.

On commence par le manège pour nourrissons qui va à 2 à l'heure, mais vraimentà 2 à l'heure!
Alix,elle, ça lui suffit!


Ensuite les mini avions, avec des 2 ans dedans!


Le petit train, tout petit petit.




Le minuscule bateau pirate... pour nains!


Le grand huit, fréquenté par des gosses en bas âge!
Ca fait bizarre!


Encore des mini voitures, je les ai prises parce que dedans, ils n'avaient pas 18 mois, mais je crois qu'on voit pas bien sur la photo.

 
J'ai raté celle de la mini chenille mais je suis sûre que vous ne m'en voudrez pas, vous avez compris le principe....


Tahiti, c'est aussi le défilé du 14 juillet sur la seule grande avenue de Papeete, l'avenue Bruat où travaille mon tane. C'est mignon.




Alix s'ennuyait à mourir et s'agitait dans tous les sens...



Mais comme à son habitude, elle a trouvé elle-même la ressource pour régler le problème.



A l'occasion de la garden party, dans les jardins du Haut commissariat (organe représentatif de l'Etat sur le territoire polynésien et au passage, là où travaille Christophe), nous avons rencontré de hautes personnalités.

On y a croisé le président de la Polynésie, Gaston TONG SANG, mais aussi et surtout LA vedette!


Quoi, vous ne l'avez pas reconnue?
Mais enfin vous êtes ignares!
C'est miss tahiti 2007!
Que vous retrouverez sur vos petits écrans sur TF1 vers le mois de décembre si je ne m'abuse et si vous n'avez vraiment rien d'autre de mieux de prévu ce samedi soir là!

Bon, mais revenons aux couleurs locales.

J'ai dit que tout était bleu à Tahiti, c'est exagéré, y'a un peu de vert aussi!

Ces verts tendres de fin de journée dans les jardins.



Ces verts d'aquarium du musée des îles, avec son superbe jardin et Moorea en fond.
 

 

 

Et puis il y a les couleurs de feu!

Celles qui explosent, fushia, rose, rouge, jaune, des fleurs tropicales (et je promets de prévoir des photos de fleurs polynésiennes), mais aussi celles du couchant sur Moorea!







Pour finir, il y a les couleurs éclatantes de la combi anti-UV d'Alix sur les plages noires...





Et de la planche de surf du père, qui voudrait bien passer inaperçu pourtant, quand il s'entraîne, seul, sur des vagues de 10 cm... Mais il faut reconnaître que c'est payant, car il monte de plus en plus dessus, cette planche de surf!



Autre particularité et pour continuer dans la série des fruits exotiques-érotiques (Thibeault mon neveu, désolée, mais encore une fois, tu ne dois pas lire ce qui suit sans avis parental), et pour prolonger la métaphore testiculaire, voici le corossol, que nous trouvons ressembler à une couille de dinosaure éclatée...



 



 
Et bien figurez-vous que c'est fort bon la couille de dino!
Un mélange de kiwi et de poire!Si, si, ça existe et c'est compatible.


Une particularité locale également, l'enfant heureux!
Alix est aux anges ici!
Aussi, j'ai droit à une petite danse presque tous les matins.
Ici, un p'tit rock!
1, 2 et 3, c'est parti!

 

 
 


 
 


Je clos cet article sur la présentation d'une non particularité, juste pour ceux qui seraient fan des barbapapas et des mères au foyer qui essaient d'être parfaites, à savoir mon amélioration en couture.
Je vous présente ma dernière création, une barbalala:


Jugez vous même de la différence!
A gauche, la nouvelle poupée barbalala et à droite, l'ancienne, "franckheinbabar":



Alix aime bien sa "lalalalalalala".

A venir dans cette rubrique, les coqs à Tahiti...
   

Jeudi 2 août 2007
par cécile
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Moi, les militaires, par principe pacifique, c'était pas ma tasse de thé. Pourtant le commandant M. (paraît que c'est très haut dans les grades de l'armée) est aussi pompier bénévole, moniteur de plongée bénévole et lui et son épouse, qui sont nos voisins, font partie des personnes les plus généreuses que j'ai rencontrées!

Le commandant a sa caravelle tatouée sur l'épaule, faut dire qu'il est breton et a commencé sa carrière comme marin. C'est lors d'une escale dans le port de Papeete qu'il a rencontré sa femme, madame M., jeune fille de 17 ans, qui finissait sa scolarité à Papeete, elle même alors fille de militaire affecté en Polynésie française. Environ 30 ans après, ils sont revenus car il a reçu son affectation à Tahiti. Ils sont là depuis 4 ans et restent encore presque 2 ans.

Ils connaissent très bien la Polynésie et surtout, ils en sont amoureux!
Le we dernier, ils ont réalisé ensemble le fantasme culinaire le plus fou de Madame: un vrai maa'a tahiti dans le jardin, à la tahitienne, avec la tradition parfaitement respectée!

Une semaine de boulot au moins, avec sa fille, son fils, venus en vacances et la bande de copains tahitiens qu'ils se sont fait ces dernières années, surtout la cadette, qui a fait son lycée à Papeete (depuis, elle a été médaillée d'or des ouvriers de France en joaillerie, alors si vous cherchez des rabais place Vendôme, tenez moi au courant, elle risque fortement d'y être recrutée prochainement!)

Bon, j'ai planté le décor familial, mais penétrons de ce pas dans le décor tahitien qui nous a été offert ce dimanche midi là.

D'abord, il faut préciser que pour un vrai maa'a tahiti, les aliments sont cuits dans un four, dans la terre! avec des pierres de lave! qu'il faut avoir fait chauffer durant 6 heures! Ce qui supposait pour nos hôtes, outre le travail de creuser le trou, un lever matinal à 4 heures du mat le jour même pour allumer le feu et y préparer des cendres pour pouvoir y faire chauffer les pierres.

Ensuite, le four est fermé et la nourriture doit cuire 6 heures.

Je vous présente donc un four traditionnel tahitien, si, si:


Pendant ce temps, il fallait préparer les entrées, le poisson cru, à base de poisson cru comme son nom l'indique, de petits légumes et de noix de coco et le fafaru.
Qu'est-ce que le fafaru? Et ben en gros, le roquefort, les escargots ou les grenouilles pour les anglais, une blague à européens, mais un met délicieux pour les tahitiens.
Il s'agit de poisson et de crevettes frais et crus, coupés en fine tranche, et qu'on agrémente d'eau de mer dans laquelle a fermenté du poisson. Une odeur de putréfaction et de poisson pourri assez nette s'en dégage (ça sent un peu comme un port breton)

Pour la petite histoire, tous les invités ont été tenus d'y goûter... sauf moi, prétextant un fort dégoût... dû à ma grossesse et uniquement à elle biensûr!

Nous, pendant ce temps, tranquilles, on se faisait beau, à la tahitienne!

Alix se trouvait fort jolie avec son hibiscus dans les cheveux.



Moi, je nous trouvais pas mal non plus.









Bon, les deux dernières, on a eu du mal à tenir Alix qui en avait ras le bol de la séance photos...

Il y avait obligation de tenue tahitienne par nos hôtes, tout le monde était donc soit en robe soit en paréus.

Ici, les tané (hommes):


Là, les vahiné (ça veut dire "femmes" en fait):


Et puis les vahines avec le metua (chef), à savoir le commandant M.:


A l'heure de manger (15h00), les copains tahitiens ont procédé à l'ouverture du four.

Le four s'appelle ahima'a de feu (ahi) et ma'a (nourriture). La technique de cuisson du four tahitien permet de cuire de grosses quantités de nourriture à l'étouffée.

L'ensemble est recouvert de feuilles de bananiers et de parau, puis par une couche de coprah en jute, calés en bordure par de grosses pierres. Le tout est ensuite recouvert avec de la terre, ce qui permet la cuisson à l'étouffée.






Les plats ont été cuits à l'étouffée avec des feuilles de bananiers ce qui donne un bon petit goût!



Certains plats ont été cuits dans des paniers tressés à partir des feuilles de pandanus (pae'ore), selon la technique traditionnelle polynésienne du peu'e, qui permet d'effectuer toutes sortes de produits artisanaux tels que des chapeaux, des sacs, des tapis, des éventails etc...

Certains paniers sont également réalisés en niau, qui sont les palmes de cocotier.

Ce sont les jeunes filles, y-compris les popa'a (étrangères), à savoir la fille M. et ses copines venus de France, qui ont réalisé les tressages.

L'apprentissage de cette technique était obligatoire au lycée de Papeete!




Au menu, des poissons en papillottes du lagon, dont un énorme perroquet et un ume (poisson du lagon de la famille des chirurgiens), du poulet fafa (épinards polynésiens), du porc au lait de coco, et pour accompagner, outre du pain coco (pain à base de coco, mais pêché mignon!), des fei (bananes qui se consomment en légumes), du uru (fruit de l'arbre à pain), du taro (tubercule riche en calcium cultivéeet récoltée en Polynésie), du mape (fruit dont la forme arrondie et la chair sont semblables aux châtaignes continentales) et des umaras (patates douces).

Le dessert? Du poé bien sûr! Un banane et un goyave - ananas. C'est un dessert à base de fruits, d'amidon et de tubercule, qui cuit avec l'ensemble des plats dans le four.



Et on mange dans les noix de coco, à la main, à la tradi SVP!





Le repas et  tout l'après-midi ont été bercés de ukulélé et de chants.
Ces gens là chantent tout le temps, je ne sais même pas comment ils ont réussi à manger en même temps!


En plus, Alix s'est faite dorlotée et fait faire son 1er "palnier" sur la tête... Qu'il faut maintenant que je lui fasse presque tous les jours et plusieurs fois par jour, ainsi qu'à moi-même.

Merci  de l'idée!

Mardi 31 juillet 2007
par cécile
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C'est une rubrique entière consacrée à la vie tahitienne que j'entame aujourd'hui, elle sera composée d'une succession d'articles que je vais publier dans la foulée.

Mais me direz-vous, ils vivent à tahiti, ça on a compris, alors facile de se la jouer en accolant l'adjectif du lieu à la vie! On va encore se taper des photos de supermarché et d'Alix qui consomme son biberon sous toutes les coutures et puis voilà, ça n'aura de tahitien que l'endroit!
 
Et bien vous vous trompez! Car il y a des  spécificités à la vie ici et notamment, commençons par le Heïva (fête).

Il désigne la fête de la célébration de la culture polynésienne et se déroule tout au long du mois de juillet.

Avant l'arrivée des européens en Polynésie française, les chants et les danses accompagnaient toutes les manifestations collectives de la vie quotidienne. Ainsi, la naissance, la guerre, le mariage, les récoltes ou encore la mort, étaient prétexte à un heïva. Ces séquences de vie, qui se pratiquaient en communauté, observaient des normes et des formes rituelles strictement codifiées.

Après des interdictions à l'arrivée des colons et une réapparition qui a eu du mal à s'imposer, le Heïva a été installé tous les mois de juillet depuis 1998.

Ses concours permettent de concilier à la fois la créativité et le respect des traditions.

Les épreuves sont aussi variées que les courses de vaa'a (pirogues à balancier), qui témoignent du lien authentique de ce peuple avec la mer, un concours de danse (tamure) et de chant (himene), qui évoquent les légendes polynésiennes, un concours de tressage, de graveurs de nacre, de préparation du coprah  (extrait de la noix de coco), de porteurs de fruits, de lancer de javelot et enfin, de porteurs de pierre.

L'artisanat est également mis à l'honneur, puisque les artisans de toutes les îles de la Polynésie viennent proposer leurs créations, toutes différentes. De manière générale, ici, aucun article ou objet n'est le même, chaque pièce est unique.

Tout a commencé qd on est venu me piquer mes fleurs de tiare.
Je trouvais qu'après le rapt de mes noix de coco, ça commençait à bien faire!
Mais quand le type m'a précisé que c'était pour le Heïva, j'étais plutôt contente de participer, moi aussi à ma manière aux festivités!
Ils attrappent les fleurs de tiare avec un crochet relié à un baton, montés sur le frangipannier.



Par la suite, un soir, on a été faire un tour au Heïva des artisans.
Alix en a profité pour faire son 1er tour de "nanège", dans la foire attenante aux stands des artisans.




Et puis on lui a trouvé une belle robe tahitienne,


Elle était pas peu fière de sa robe!


Elle s'est d'emblée mise à danser le tamure! L'habit a fait la vahine, c'est magique!



Ca tombait bien, à la crèche, ils ont eu une journée tahitienne avec spectacle des enfants où il fallait être en tenue.



Au fait, le crèche à tahiti, c'est ça, un spectacle par semaine (celle d'après, c'était un spectacle égyptien) pendant les vacances et un jardin superbe toute l'année.





Du coup, la mère y a fait un tour pour elle aussi, au Heïva des artisans,  on fait vraies tahitiennes ou pas?




Pour couronner le tout (ouaf ouaf, super jeu de mots, vous allez voir), le père nous a offert une couronne de fleurs à chacune!
Bon, à la commande, il croyait qu'il s'agissait de fleurs fraîches et en fait, elles sont artificielles, ce qui fait que nous avons l'honneur, Alix et moi, de posséder les couronnes de fleurs les plus kitchs de tahiti!


Attention, ce qui suit est destiné surtout à la famille: série de portraits d'Alix, elle était trop belle comme ça!


Non, elle ne sue pas à ce point la puce, elle sort de la douche.






Mais me direz-vous, tout ceci est bien joli, mais où sont les courses de porteurs de fruits, les concours de tressage, de coprah, de porteurs de pierre et les lancers de javelots?
Et bien voilà:


Ouais, on est arrivés trop tard dans les jardins du musée des îles le jour où ces concours avaient lieu, croisant les gens qui partaient en sens inverse.
Pour une fois, Alix avait dormi énormément à la sieste.
Ha cette chérie, toujours pleine de surprise!

Enfin, on a pas raté le départ des V1 (pirogue à un seul rameur) à la pointe vénus!


Et Alix était équipée, prète pour le départ, je peux vous le dire!


Elles étaient plus de 600 pirogues prètent au départ tout le long de notre plage habituelle de baignade!





On s'est aussi offert la soirée des lauréats des concours de danse et de chants.
Un spectacle inoubliable! L'esprit des ma'ohi et de toute la polynésie habitaient ces danses!
Les hommes et leur aka, fiers et guerriers, les femmes, sensuelles et tout en prouesse technique!
Comment font-elles pour balancer ainsi des hanches?
Les danseuses du ventre peuvent aller se rhabiller, moi je vous le dis!
C'est la danse des 7 pagnes qu'il faut savoir réaliser mesdames!
Dès que j'ai accouché, je me mets au tamure!
Et puis cette musique qui accompagne, ça vous prend aux tripes et ça raisonne dans le ventre!
On a envie de se lever et d'entrer en transe aussi!





Quand elles sont en blanc comme ça, on dirait qu'on fouette une crème chantilly, non?





A venir, un article sur le maa'a tahiti, le vrai, avec la cuisson des aliments dans la terre, un repas traditionnel qui nous a été offert par nos voisins et amis.

A suivre...

Vendredi 27 juillet 2007
par cécile
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