Dans un premier temps, nous avions refusé la proposition de "Maeva 115", l'association du Haut commissarriat, de participer à ce we de 3 jours sur un motu près de Tahaa dans le seul relais et chateaux de Polynésie, pour des prix défiants toute concurrence, parce que nous avions déjà budgeté Bora, ce qui n'était pas une mince affaire et que c'était prévu à peine 10 jours après le we à Bora justement.

Mais l'homme est faible devant l'attrait du luxe... Et face à tous nos couples de
meilleurs copains qui partent en juin prochain et nous ont fait valoir que c'était l'occasion unique et dernière de passer un we avec eux dans un cadre enchanteur....impossible de resister aux plaisirs du lagon
C'est comme ça quand on s'expatrie, c'est toujours avec ceux qui partent qu'on s'entend à merveille, ce sont toujours les seuls de gauche et évidemment, Alix ne joue jamais aussi bien avec d'autres enfants que les leurs...
ça doit faire partie du voyage...
Bref, tout ça pour dire qu'ils nous ont mis la pression, tentés, fait culpabiliser de ne pas venir, et que finalement, c'est de leur faute si on est parti (si, si! Madame la conseillère de banque, c'est pas notre faute!)!
Encore des vues splendides des banlieues chics, ci-dessous Moorea,
c'était pas un RER direct, alors escale à Huahine (vous reconnaissez le visage de la femme couchée? sinon, révision possible dans la rubrique "les îles", "Huahine").
Tahaa est une île en jouxtant une autre, Raiatea , dans un même lagon (on le voit bien sur une photo du voyage vers Bora (
article précédent, juste en dessous sur le blog), que je vous remets du coup, à gauche un bout de Raiatea et à droite, Tahaa:

Arrivée sur Raitea où se trouve l'aéroport.
Aperçu de cette île que nous visitons cet hiver (austral, c'est-à-dire juillet et août), qui est l'île sacrée pour les polynésiens.
Pas de plages mais elle possède son propre fleuve ( la seule île en Polynésie), une végétation hors du commun et des marae (voir article Huahine encore pour ce mot) les plus grands et les mieux conservés de toute la Polynésie (pas seulement la française)
Mais, ça, c'est pour cet hiver.
Raiatea dispose également de la plus grande marina pour les escales pacifiques des plaisanciers.
Départ pour le motu privé de l'hôtel depuis l'aéroport, en faisant le tour de Tahaa.
Découverte de Tahaa la sauvage aux plages idylliques.
Notre hôtel et cette fois, on n'avait pas le choix, c'était pilotis, heureusement qu'Alix est trouillarde et que Léonard ne marche pas encore... Visite guidée;



Oui, oui, on s'est tous fait ratiboiser la tête!
Marre d'avoir chaud!
On voit pas bien, mais tout est en bois précieux, cordes tressées et il y a des motifs tahitiens
sculpés partout, par raport au bora bora nui, c'était style bon goût, moins nouveaux riches, mais moins confortable aussi (ben on peut se permettre de comparer et de faire les difficiles maintenant!).Alix, elle, a préféré cet hôtel là, elle a eu droit, comme Léonard d'ailleurs, à son peignoir et son nounours perso!
Non,ce n'est pas aquarium,c'est le vue depuis notre bungalow.
Non, ce n'est pas un aquarium, c'est le banc en  vitre au pied de notre lit qui donne sur le lagon et Christophe et Alix qui se baignent sous la maison.
Là y'a un jouet d'Alix qui traîne.
 Le bungalow vu du lagon.
On remonte par une échelle sur la terrasse.
L'hôtel préserve le côté sauvage et artisanal.

Léonard adore se baigner, il boit la tasse, met sa tête dans l'eau, bat des jambes et des bras et sourit tout le temps!
Dès le lendemain matin, grâce aux enfants, nous avons eu l'immense joie d'assister au lever du soleil sur le lagon.

En effet, Léonard a eu 39 de fièvre justement les 3 jours de we, se réveillant sans cesse la nuit et avec lui sa soeur.
Quant à Alix, qui est passée au "lit de grande" à la maison, à savoir, au lit simple au lieu du lit à barreaux, mais avec cette précaution d'un matelas au pied du lit, n'en avait pas là, de matelas de protection et tombait tout le temps, réveillant son frère.
Autant vous dire que le we ne fut pas des plus reposants!
On est quand même parti faire le jardin de corail en masque et tuba au bout du motu, chacun son tour avec Christophe, pendant que l'autre restait à faire jouer les enfants.
Une promenade marrine très sympa,où le courant vous fait effectuer le trajet entre la barrière de corail et la plage sur plusieurs centaines de mètres sans efforts,
au milieu des coraux et des gorgones et dans un banc de poissons qui ont opté pour le tapis roulant également.
J'ai eu la bonne idée de me retourner en milieu de trajet pour leur faire face.
Et bien sachez que c'est très rigolo de recevoir plein de poissons tropicaux  l'air surpris sur soi ou de les voir se rediriger prestement pour vous éviter avec leur petites nageoires inutiles (face au courant ) et leur bouche en cul de poule outrée!
Vu de Tahaa face au motu de l'hôtel.
Le trajet du jardin de corail.
Le deuxième soir, pour échapper à une nouvelle soirée entre amis et faire plus intime, on s'est fait servir sur notre terrasse pendant que les 2 loulous entamaient leur nuit (ravioles de langouste, grand cru bourgeois etc... Tout était compris dans le prix) avant un p'tit bain nocturne!

Mais c'est bien agréable de sauter à l'eau dès le matin aussi!
Le lagon est idéal, il arrive à la moitié du corps partout, ce qui fait qu'on peut nager et qu'en même temps, on a toujours pieds!
Du coup, on a un avis (inespéré) sur le pilotis: c'est le pied!
On se croirait un peu sur un voilier, on a une vue marine extraordinaire, on se baigne tout le temps, y-compris quand les enfants font la sieste!

Mais il a bien fallu repartir.
Au fond, Bora.

Le tour de Tahaa encore.
Ici, la plage de la maison de la maison de Joe DASSIN, pour info.
HJuahine vue du ciel.

A cet hiver les ïles, nous, maintenant, on se remplume!
Lundi 19 mai 2008
par cécile
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Ce qui fait la magie de Bora, c'est que c'est une île haute en passe de devenir un atoll (révision possible de la notion d'atoll au début de l'article "Tikehau" dans la rubrique "les îles").
Ainsi, l'île centrale a sa montagne, mais le lagon présente les caractéristiques d'un tuamotu, avec ses motus le long de la barrière de corail et ses dégradés de bleus.
Le lagon est dix fois plus grand que l'île en son centre.
Ce qui est beaucoup moins appréciable, c'est qu'on ne se sent plus en Polynésie.
Où sont les habitants souriants, les filles en short et soutien gorge dans les rues, les roulottes à maa'a (qui servent à manger), les gosses en couche
 et pieds nus dans les supermarchés, les 4x4 avec tous leurs passagers dans la benne?
Nous avons été accueilli par une japonnaise tirée à quatre épingles qui parlait anglais.
Quand je lui ai précisé que c'était bon, qu'elle pouvait parler français elle a produit un p'tit rire gêné et a continué son laius... en anglais. Elle n'avait rien compris et ne parle ni le français, ni le tahitien!

Et puis, à Bora, tout est construit! Chaque motu un peu conséquent a son hôtel!
Il n'y a presque plus un bout de terre qui soit sauvage, heureusement qu'il reste le lagon!
Ceci dit, les hôtels sont jolis, c'est l'avantage du tourisme de luxe.

Qu'à cela ne tienne, nous avons vécu l'espace d'un WE la vie des riches touristes: luxe, calme...  et les gosses à gérer!
Un monde enchanté de prévenance, de clim, de jardins parfaitements entretenus et de plages asceptisées.
Reposant pour de jeunes parents deux fois.
Nous étions dans un des hôtels les plus luxueux de Polynésie, pour lequel une connaissance de Christophe nous avait obtenu un surclassement, à savoir que nous avions le bungalow le plus cher ainsi que d'autres avantages, au prix de la chambre de base.
On n'a  pas pris le bungalow sur pilotis, car avec nos deux schroumpfs, dont l'une ne sait pas marcher (elle court) et l'autre rampe (de manière vicieuse, sans qu'on sache vraiment comment ni quand mais il arrive à choper le truc qui  l'intéresse au milieu d'une pièce), c'était trop dangereux.
On avait le bungalow plage , à deux pas de celle-ci, dans un magnifique jardin tropical (enfin, j'en ai vu de plus beau, de plus fleuri, de plus fou dans nombre de pensions de famille et sur des îles moins fréquentées).
Le voyage en avion est splendide, car on passe par Moorea,

(Léonard avec le sein dans la bouche pour qu'il déglutisse et qu'on évite le mal d'oreilles au décollage et à l'atterrissage),
par Raiatea et Tahaa, dont la particularité est que ce sont deux îles, bien distinctes, dans un même lagon.

Puis arrivée sur Bora, c'est dommage, c'était un peu couvert, les photos du départ sont plus colorées,
vous verrez.

On a l'impression d'avoir trouvé l'île au trésor!

L'aéroport est situé sur un motu.
Tout le monde emprunte donc une navette pour se rendre à son hôtel, c'est un peu la Venise des îles polynésiennes.
La nôtre était bien sûr privée...
Arrivée à l'hôtel,

La p'tite voiture pour se rendre au bungalow,
notre salon,
notre chambre,
notre salle de bain-piscine,
et ce que Christophe estime être le comble du luxe, le téléphone dans les toilettes (au cas où en pleine action le téléphone sonne on suppose).

La plage,


la tétée-plage,
Le premier bain de mer de Léonard (on aurait pu le faire dès sa naissance, comme les bébés polynésiens, il fait si chaud, mais on l'a pas senti avant ses 4 mois et demi.... Ne devient pas polynésien qui veut!)
La sieste de Léonard sur la plage.
Un peu de kayak:

La sieste de Léonard au resto de plage, pendant qu'on déjeune (au contraire de ses parents, ce petit est un vrai tahitien, il dort n'importe où très facilement et il est d'un calme!)

Le deuxième jour, une petite sortie raie rien qu'avec Alix qui était aux anges d'être seule avec nous comme au bon vieux temps où Léonard n'était qu'un désir enfoui dans le coeur de ses parents.
Bon ben les raies (on fini par être blasé nous autre... même si c'est toujours une belle rencontre!),

le paysage,



Notez bien la diversité des bleus.
Et des verts!

La copine de notre guide, madame la pieuvre,
(Notez la transparence du lagon et la multitude de poissons tropicaux!)
qui pratique l'épilation touristique avec ses ventouses.
La fille de notre hôte avec laquelle Alix s'entraîne au rythme de sieste polynésien (sans pour autant y exceller comme le frangin natif du coin).
Pendant ce temps, les parents  jouent aux robinsons sur un motu. :

 


Le soir, départ pour la capitale de l'île, Vaitape, avec le bateau bus de l'hôtel.
 
Débarquement!
Remarquez les garages à bateaux:
Retour féérique de nuit, à la pleine lune.



 P'tite bouffe gastronomique avec spectacle de tamuré pendant que les p'tits dorment dans le bungalow.

Dernier jour à l'hôtel.

Des enfants sages au p'tit dej.


Piscine et glandouille pour tout le monde!






Puis retour au bercail en passant par le lagon pour rejoindre le motu de l'aéroport.

Adieu Bora...

Dernier coup d'oeil par le ciel aux couleurs du lagon par beau temps!


C'était si agréable ce luxe qu'on y serait bien resté nous.
D'ailleurs, Alix qui s'était endormie à l'atterrissage à Papeete et qu'on a du réveiller pour mettre dans la voiture, dans son réveil grognon hurlait "je veux retourner dans la petite maison des vacances, je veux retourner dans la petite maison de week end, je veux pas aller à la maison!", et on ne savait pas quoi lui vendre pour l'appâter chez nous...
Moralité, de luxe, point trop n'en faut....Léonard, lui, il a décidé de rester "tchip"

Vendredi 25 avril 2008
par cécile
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Le we du 15 août, pour le grand plaisir d'Alix, nous avons pris l'avion.


Destination Huahine.

Débarquement dans le minuscule aérogare de l'île.


Huahine dite "l'île femme", car en polynésien Huahine signifie "sexe féminin", doit son nom à la silhouette de ses montagnes qui représentent une femme enceinte alanguie, dont la tête et les cheveux tombent dans la mer.
Ne possédant pas d'option paysage sur mon appareil photos, je n'ai que la tête et la poitrine de la femme, le ventre est  resté en dehors de la photo.
Pour ceux qui n'auraient pas bien vu, je vous la refait avec explications:


Une destination bien à propos pour une femme enceinte de 5 mois révolus, donc dans son 6ème mois, qui est en sursis d'Air tahiti qui n'accepte plus les femmes enceintes à partir du 7ème mois.
C'était notre dernière île avant la naissance de Gudule n°2 (sauf Moorea, accessible en une demi heure de bateau).

Huahine est une île coupée en 2, elle est située juste derrière Moorea qui est donc placée entre Tahiti et Huahine, mais bien plus proche de Tahiti.

La légende raconte que Tahiti et Moorea ne faisaient qu'un.
Comme dans tous les couples, 2 héros (du même genre que les héros grecs, sorte de géants) se disputaient Moorea, l'un sur Tahiti, dénommé "Peu" se battait pour la conserver, l'autre, Hiro, héros de Huahine pour l'annexer.

La version populaire polynésienne de la formation géologique et de l'emplacement de ces 3 îles nous a été livrée par le passeur de la ferme perlière de Huahine:

Un beau jour de saison sèche, Hiro lance sur Moorea son javelot accroché à une corde et la tire vers Huahine, ce qui explique que Moorea soit de nos jours indépendante de Tahiti et qu'un énorme trou apparaisse dans son relief.

Peu se rend compte de l'offensive, saute sur Moorea et coupe la corde. Hiro décide alors de débarquer avec ses guerriers sur Moorea pour s'en emparer. Mais Peu, qui est plus malin, envoi les plus belles vahinés chargées de boissons enivrantes à la troupe d'Hiro.

Ceux-ci festoient et font commerce avec les femmes (ça c'est pour mon neveu) toute la journée. Epuisés, ils décident de rentrer à Huahine.

Hélas, Hiro est tellement ivre qu'il arrive trop vite avec sa pirogue et fend l'île en 2. Mis hors de lui par sa bêtise, il s'adresse alors à son sexe, lui reprochant d'être responsable de cette fracture et le tranche pour le mettre au sommet du mont qui domine la baie formée par la séparation de l'île. C'est pourquoi le pic de l'île s'appelle pour les locaux, "le zizi de Hiro".


En fait, cette séparation provient de l'effondrement du cratère de l'ancien volcan, qui se situait au centre de l'île.

Le passeur se bidonnait en racontant cette histoire, alors qu'il doit la raconter à chaque passage (tous les quarts d'heure, tous les jours sauf dimanche). Mais c'est comme ça, à Huahine, la douceur de vivre ne provient pas que du climat (on n'a bien pu s'en rendre compte d'ailleurs puisqu'on n'a pas eu que du beau loin de là, mais je vais y revenir). Les gens sont gentils et souriants! La Polynésie comme on la rêve!

Ce fut la dernière île a accepter l'annexion à la France après la capitulation des Pomare. Elle est restée si rebelle que ses habitants n'ont la citoyenneté française que depuis 1946!
L'île reste mystérieuse et secrète.
Une des raisons provient de sa végétation sauvage et préservée.
Une autre de la présence des nombreux marae (lieux religieux et sociaux des anciennes sociétés polynésiennes). A part aux marquises, c'est le seul endroit en Polynésie où ils sont si nombreux.

Mais revenons en à notre arrivée, le petit fare du we avec piscine SVP, qui nous a valu de longues heures de négocia
tions avec notre fille tout le we pour pouvoir quitter la pension!

Nous étions à 5 mn à pied de Fare, la bourgade principale près de l'aérogare.

Ce qui permettait d'aller dîner à pieds et en poussette dans les gargottes du port qui ne coûtent pas grand chose et de revenir avec Alix endormie dans sa poussette sur le chemin du retour. Idéal! Tout prépensé par la maman!

Dans la pension, il regnait une ambiance de camping,  Juanito, le tenancier étant  amateur de pétanque. Activité qu'il pratiquait avec ses clients le soir.

Je précise que chez les polynésiens, il y a beaucoup de mélanges, les ancêtres de Juanito, comme son nom l'indique, était originaires d'amérique latine et de Chine!

Il prête ses voitures pour faire la découverte de l'île, pas besoin d'en louer!


Le petit chemin pour se rendre à la plage du village

La plage du village.

Et puis on est parti faire une promenade à vélo pour visiter les marae autour du lac, qui est en fait un bras de mer intérieur.

Les marae, ce sont des lieux de culte. Ils se composent d'un espace rectangulaire en plein air, pavé et parfois entouré d'un petit mur de pierre.
Dans la société polynésienne traditionnelle, ils occupaient plusieurs fonctions:
Religieuse: les prêtres y assuraient un service religieux.
Politique: tous les gouvernements devaient avoir un marae, lieu de consultation des chefs.
Sociale: symbole d'une chaîne généalogique, ils indiquaient la position sociale. Plus un marae était ancien et important, plus les ayant droits étaient d'un rang élevé.
Foncière: le nom du marae était toujours placé avant le nom du propriétaire, indiquant le lieu du terrain (il servait de titre de propriété).
Les murs de pierre de forme rectangulaire des marae entouraient un autel. Des pierres dressées, servaient à la fois de reposoir aux ancêtres et aux dieux et de dossiers aux officiants.
Les marae étaient entourés de nombreuses constructions, tel que le fare ia mahana, qui signifie la maison des trésors cachés (tambours, nattes, vêtements de prêtres) et le fare tupapa'u, où l'on célébrait le culte des morts.

Maintenant encore, les polynésiens n'osent pas traverser un marae en diagonale  (ou simplement de gauche àdroite, je ne sais plus) car c'est tabu (une des nombreuses règles, chose ou action tabu des anciennes sociétés polynésiennes) et certains artistes viennent créer sur les marae car ils disent y être en contact avec le mana, sorte de puissance surnaturelle ou divine.

D'ailleurs, on dit ici avoir un bon ou un mauvais mana. Par exemple, on peut dire que la famille DESCHAMPS n'a pas un bon mana sur la météo quand elle part en we (vous verrez).

Pour ceux qui veulent plus de précisions sur les marae, je leur en laisse le loisir.
Les autres pourront juste essayer de s'imprégner de la magie de ces lieux au travers des photos.




L'attraction principale de Huahine, c'est elle-même, faire son tour plus précisément.
Il se fait en une journée, l'île étant petite et au passage, il y a plein de chose à découvrir, à commencer par ses paysages sauvages.
Huahine, c'est l'île aux couleurs. Les bleus sont infinis, les verts variés et comme c'est très sauvage, les fleurs tropicales s'épanouissent.
La seule condition pour avoir accès à ces merveilles, c'est de la luminosité, du soleil quoi! Ce qui, je vous l'assure pour y vivre, n'est pas rare en Polynésie!
Mais voilà, cette fois, ce sont la presqu'île de Tahiti et Huahine qui se sont liguées et on peut appeler la journée du lendemain "le tour presque raté de Huahine", en référence au tour raté de Tahiti il y a quelques mois (déjà!).
On a connu Huahine la grise.

On a commencé notre tour par des parcs à poissons datant du 19 ème siècle. Système unique au monde, qui permet de piéger les poissons à marée basse.
Ca fait un paysage atypique.

On continue le tour et on s'arrête à la ferme perlière.
La seule ferme de huahine mais non de Polynésie, loin s'en faut, à produire des perles de culture noires.
La perliculture est un domaine en pleine expansion en Polynésie.

Les huitres greffées avec des effets toujours innovants, produisent des perles qui vont du noir au rose fushia! En passant par des gris, des bleu, des vert, des aubergines et des bruns. Tout en nacre naturelle.
On va investir un peu dans la perle avant de repartir, c'est sûr! Mais c'est cher!!
En Polynésie, l'ornement du corps est culturel, qu'il s'agisse du tatouage, des bijoux ou des ornements en matière naturelle comme les fleurs.
Presque tous les polynésiens sont tatoués et ça ne fait pas mauvais genre, bien au contraire!
De la même façon, les hommes comme les femmes ont tous des bijoux somptueux, et pour les occasions, il est de rigueur de sortir ses perles.
J'ai déjà du me procurer un petit collier de rien avec des perles avec défauts (pas cher et quand on les regarde de loin, ça ne se voit pas) pour le 14 juillet...
Certains utilisent d'ailleurs l'expression "défilé des perles" pour désigner le 14 juillet.

Je n'en dirais pas plus sur la culture de la perle et le rôle de l'ornement en Polynésie, ce serait hélas trop long! J'essaie de donner des bribes de culture à l'occasion.

On repart pour le tour de l'île et on s'arrête à Faie pour ses fameuses anguilles sacrées.
Pourquoi sacrées?
Parce que ces dames ont les yeux bleus!
Ce qui leur vaut d'être nourries, que dis-je, engraissées, gavées comme des oies!
Elles sont énormes et visqueuses à souhait!
Les voir devient compliqué car elles n'ont vraiment pas faim et ne viennent  plus aux pieds de leurs visiteurs que pour bouder manifestement les morceaux de maquereaux qu'on leur propose, tous yeux bleus papillonnant.


La suite avec la visite de la vanilleraie


Belle plantation et pas seulement de vanille.
Cependant, les propriétaires étant absents lors de notre arrivée, nous avons donc été reçu par "tumu" (prononcer toumou), qui porte si bien son nom que ce doit être son surnom.
Il devait avoir travaillé dans le secteur de la pakalolo (l'herbe locale) le matin même car en plus d'être tout mou, il était étrange, l'oeil cherchant à se barrer vers les oreilles et répétant plusieurs fois le nom des fruits en hochant de la tête, comme perdu un moment dans un moment d'éternité.

Un peu inquiets et de peur d'y passer tout bonnement la nuit, nous avons prétexté un besoin urgent de sieste pour Alix pour tenter de faire accélérer les choses.

Et ce fut pire que tout! Car sur une terre glissante et rouge qui ne cessait de monter et descendre, roulant sous nos semelles, "tumu" a  traîné une femme enceinte maladroite, une gamine de 21 mois et un homme qui ne savait pas s'il devait plus aider la femme enceinte maladroite ou la gamine de 21 mois à suivre et qui du coup, aidant tout le monde à la fois n'aidait personne en particulier, au pas de course à travers la vanilleraie!

Ouf, quelle aventure! On a flippé! Mais la femme enceinte maladroite a tout de même dégainé l'appareil et pris des photos! Ne cherchant son équilibre sur le sol dérapant qu'à un bras et une main (et puis au cas où, j'aurais laissé des preuves!)!

Les gousses de vanille:

Les pamplemousses:
Les ananas:
Les  mangues:
Les papayes:
Du  manioc!
Du  noni, fruits considéré comme ayant des vertus thérapeuthiques en Polynésie:
Et la photo floue du lot mais c'est la faute à "toumou", le corossol (vous vous souvenez, la couille de dino):
Vous remarquerez qu'il pousse sur le tronc!
Pour finir, les plages du sud, censées être des décors de rêve mais sans soleil, ça le fait pas.
Heureusement, vous pourrez comparer, parce que de frustration, on est revenu le lendemain et on a eu quelques heures de soleil!


Le resto du midi:
Vous comprendrez maintenant que le tour de Huahine était seulement presque raté et pas raté tout court, d'abord parce qu'il n'a pas plu et ensuite, parce qu'on est revenu sur les plages du sud le lendemain.
Cette
nouvelle tentative fut plus fructueuse, jugez-en par vous même, il y a des photos des mêmes endroits!

Notre tenancier nous avait prété son vieux van, on était 3 à l'avant (en Polynésie, il n'y a aucune règle de sécurité obligatoire pour les enfants, ce qui n'empêche qu'on les appliques quand on peut et notamment dans notre voiture) et un gros ventre, ce qui était trop!
Alix et moi étions mal installées et Christophe avait peur de tomber en panne. La journée a donc commencé par de l'ennervement, maman disputant Alix pour qu'elle arrête de bouger et de lui donner des coups dans le ventre, Alix hurlant et hochant la tête et papa essayant d'hurler plus fort en leur demandant de faire moins de bruit car il voulait se concentrer sur la conduite du vieux tchouc tchouc prêt à caler à chaque coup de frein!

En chemin, nous avons découvert le plus beau marae de l'île.







Les ruses de son père pour faire manger son petit pot à Alix: au bar de plage du resto, coucou qui est là!

Pour ceux qui veulent savoir quelle vue on a quand on glande sous un cocotier:
Maman joue à prendre des positions de yoga et "mademoiselle copie tout", comme son nom l'indique, copie!
(Voilà Momo, l'honneur de notre fille est sauf et les éventuels pédophiles d'internet neutralisés!)

Le même resto que la veille (trop bon!)
Pour le retour à Fare, Alix a voulu faire la sieste derrière avec maman... Elle était bien, mais moi, j'avais bien mal aux reins le soir!
La rue principale de fare, qui est un minuscule bourg d'une rue, mais avec des toilettes publiques impecables (comme partout en Polynésie, même le long des routes), une hall aux poissons, un resto divin donnant sur la plage (mahi mahi, un poisson du large, à la pulpe de coco pimentée, thazard, un autre poisson sauce vanille, langoustes grillées selon arrivage, etc...) où Alix nous a fait le cadeau de dormir dans sa poussette toute la soirée, des magasins de fringues pas mal (des paréos de toutes sortes multicolores), des gargottes tous les soirs, pour manger sous les étoiles à des prix modiques, une buvette et une ambiance là dedans!
Le lendemain matin, il a beau y avoir eu une éclaircie qui a permis à Alix de jouer avec un châton de la maison (et les chats, Alix, elle connaît!), les nuages sur la montagne ne mentaient pas...

Et il s'est mis à pleuvoir de manière totalement tropicale!
Christophe avait eu toutes les peines à obtenir 2 jours de congé et voilà que nous avons été obligé d'avancer notre billet pour rentrer le matin et non le soir...
Mauvais mana...



Mardi 21 août 2007
par cécile
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Pour fêter l'autonomie (le 29 juin), nous sommes allés pour un WE de 3 jours à Tikehau, un atoll dans l'archipel des Tuamotu (eh oui c'est important l'autonomie ici...alors on s'est dit qu'il fallait marquer le coup....).

 

Propos liminaire:

La Polynésie française (poly: plusieurs, nésie: terre) est composé de plusieurs archipels.

Certains sont composés d'îles hautes, volcaniques, d'autres d'atolls.

Celui des Tuamotu l'est exclusivement d'atolls.

Mais vous me direz, qu'est-ce donc qu'un atoll?

Et vous aurez raison de poser la question, car la compréhension de la formation de ces terres ajoute à la magie du lieu.

Un atoll est une île annulaire des mers tropicales constituée par des récifs coralliens entourant une lagune ou une mer centrale, le lagon.

Plus scientifiquement, on parle de "bioconstruction calcaire sur fond volcanique". C'est un mécanisme de formation géologique unique au monde.

A l'origine, il y avait à la place du lagon une île haute, issue de l'activité volcanique.

Ces volcans datent de 40 à 60 millions d'années, ils ont le même âge que la formation de la plaque pacifique elle-même dont ils sont issus, alors que les volcans des îles hautes sont plus récents.

Par l'effet de l'effondrement progressif du à leur propre poids, bientôt ajouté à celui des coraux qui poussent à leur périphérie, ces vieux volcans se sont progressivement enfoncés, faisant fléchir le plancher océanique sur lequel ils reposent.

Ne restent que les coraux, des organismes vivants et minuscules qui ont construit par empilements successifs de leurs squelettes calcaires des édifices colossaux et qui mènent une lutte sans merci pour rester à la lumière, alors que leur support s'enfonce inexorablement vers les profondeurs de l'océan!


Ainsi, un atoll, c'est une terre de corail avec un lagon intérieur protégé. Mais surtout, c'est le récif entourant l'ancienne île haute. Ce qui veut dire qu'en se promenant le long de l'île, on est à quelques mètres du plein océan pacifique, avec sa houle et ses vagues énormes venant se fracasser!

Ca veut dire aussi, que l'atoll est une île tout en long, faisant peu une centaine de mètres de largeur et qu'on y voit la mer des 2 côtés, un côté lagon et un autre côté  pacifique.


Démonstration en images.

(Attention, âmes sensibles aux nouilles s'abstenir de lire cet article).


D 'abord Alix a appris que l'avion, ça ne dure pas nécessairement 22 heures et qu'on peut y être parfaitement détendu (Tahiti-Tikehau: 1 heure de vol). C'était un tout p'tit coucou à hélices!


 

 



Puis la merveille a commencé d'apparaître devant nos yeux éblouis: une île tout en long et tout en rond, constituée de petits atolls séparées par des sortes de piscines naturelles et des bandes de sable, qui entourent un merveilleux lagon turquoise, semé de motus.

 






Les habitants ne sont pas très nombreux, l'aéroport est dons un aérodrome, tout p'tit aussi, où on débarque à pieds, l'avion ronflant encore, car il repart vers un autre atoll, dans la foulée, c'est un peu comme le train.

 

 

 



Le tenancier de la pension de famille où nous avions choisi de séjourner nous attendait avec le traditionnel collier de fleurs de bienvenue!

 

 

La route côté océan pacifique, avec ses vagues venant se briser à quelques mètres de notre île.

 


 


Le petit fare du WE et sa plage. Côté lagon lui, en revanche.

 


 



 

 



Alix s'est fait un p'tit somme dans son lit nomade (que je conseille à tous les parents: 2,7 kg, 80 euros, se déplie tout seul, se range dans un sac qu'on porte à l'épaule, moustiquaire intégrée), seul lit pour enfants possible pour se rendre dans les îles, le poids dans les avions étant très limité.



Le temps s'est couvert et est devenu pluvieux le 1er jour, mais on a pu faire une promenade à vélo sur un des 3 bouts de route disponibles, sans voiture quasiment en passant par l'unique village.

 


 



 



 


Au bout de l'atoll principal, la passe, puis une vue sur les motus qui se succèdent pour former l'île, merveille de couleurs gris-bleue avec les nuages.

 


 


On est revenu en passant par la route qui donne sur l'océan, donc côté Pacifique et non lagon. Les vagues qui se brisaient sur la barrière de corail (où nous étions) devaient faire dans les 3 ou 4 mètres (surplus marseillais.... en réalité probablement 2, 47 m), c'était donc plutôt calme...

 




On a retrouvé E.T!!!




On est passé devant une récolte de cocos.

 

Le lendemain, départ pour une excursion sur l'île aux oiseaux et déjeuner avec le poisson pêché en direct devant nous par les pécheurs qui proposent l'excursion sur un petit atoll. En passant sur le lagon en bateau, on aperçoit le Pacifique qui se brise, de l'autre côté des atolls et des bandes de sable du lagon.

 

Alix, elle, vit de plus en plus à la tahitienne et dort n'importe où, y-compris sur un bateau à moteur lancé à fond et qui déjauge...




 



 

Il faut savoir que ce tee shirt fait dèjà polémique à Tahiti et que la propagande pour le Paka est formellement proscrite.....le jeune papa fonctionnaire tropicalisé devra donc se limiter au port du tee shirt le WE.....

 

Après cette parenthèse la visite continue....

L'île aux oiseaux est un motu (petite île à l'intérieur du lagon) sur lequel viennent se reproduire des espèces d'oiseaux aussi variées que rares.

 

 


Ici des sternes blancs,

 

 

Il ne fait pas de nid, les oisillons sont directement posés sur les branches des arbres et surveillés par les parents.



Ici une frégate,

 

là des nodis noirs, qui au contraire des sternes, font des nids partout et en bande,







 (Là on peut admirer la classe de l'homme au maillot vert et aux nouilles blanches.)