Le we du 15 août, pour le grand plaisir d'Alix, nous avons pris l'avion.

Destination Huahine.

Débarquement dans le minuscule aérogare de l'île.

Huahine dite "l'île femme", car en polynésien Huahine signifie "sexe féminin", doit son nom à la silhouette de ses montagnes qui représentent une femme enceinte alanguie, dont la tête et les cheveux tombent dans la mer.
Ne possédant pas d'option paysage sur mon appareil photos, je n'ai que la tête et la poitrine de la femme, le ventre est resté en dehors de la photo.
Pour ceux qui n'auraient pas bien vu, je vous la refait avec explications:
Une destination bien à propos pour une femme enceinte de 5 mois révolus, donc dans son 6ème mois, qui est en sursis d'Air tahiti qui n'accepte plus les femmes enceintes à partir du 7ème mois.
C'était notre dernière île avant la naissance de Gudule n°2 (sauf Moorea, accessible en une demi heure de bateau).

Huahine est une île coupée en 2, elle est située juste derrière Moorea qui est donc placée entre Tahiti et Huahine, mais bien plus proche de Tahiti.
La légende raconte que Tahiti et Moorea ne faisaient qu'un.
Comme dans tous les couples, 2 héros (du même genre que les héros grecs, sorte de géants) se disputaient Moorea, l'un sur Tahiti, dénommé "Peu" se battait pour la conserver, l'autre, Hiro, héros de Huahine pour l'annexer.
La version populaire polynésienne de la formation géologique et de l'emplacement de ces 3 îles nous a été livrée par le passeur de la ferme perlière de Huahine:
Un beau jour de saison sèche, Hiro lance sur Moorea son javelot accroché à une corde et la tire vers Huahine, ce qui explique que Moorea soit de nos jours indépendante de Tahiti et qu'un énorme trou apparaisse dans son relief.
Peu se rend compte de l'offensive, saute sur Moorea et coupe la corde. Hiro décide alors de débarquer avec ses guerriers sur Moorea pour s'en emparer. Mais Peu, qui est plus malin, envoi les plus belles vahinés chargées de boissons enivrantes à la troupe d'Hiro.
Ceux-ci festoient et font commerce avec les femmes (ça c'est pour mon neveu) toute la journée. Epuisés, ils décident de rentrer à Huahine.
Hélas, Hiro est tellement ivre qu'il arrive trop vite avec sa pirogue et fend l'île en 2. Mis hors de lui par sa bêtise, il s'adresse alors à son sexe, lui reprochant d'être responsable de cette fracture et le tranche pour le mettre au sommet du mont qui domine la baie formée par la séparation de l'île. C'est pourquoi le pic de l'île s'appelle pour les locaux, "le zizi de Hiro".

En fait, cette séparation provient de l'effondrement du cratère de l'ancien volcan, qui se situait au centre de l'île.
Le passeur se bidonnait en racontant cette histoire, alors qu'il doit la raconter à chaque passage (tous les quarts d'heure, tous les jours sauf dimanche). Mais c'est comme ça, à Huahine, la douceur de vivre ne provient pas que du climat (on n'a bien pu s'en rendre compte d'ailleurs puisqu'on n'a pas eu que du beau loin de là, mais je vais y revenir). Les gens sont gentils et souriants! La Polynésie comme on la rêve!
Ce fut la dernière île a accepter l'annexion à la France après la capitulation des Pomare. Elle est restée si rebelle que ses habitants n'ont la citoyenneté française que depuis 1946!
L'île reste mystérieuse et secrète.
Une des raisons provient de sa végétation sauvage et préservée.
Une autre de la présence des nombreux marae (lieux religieux et sociaux des anciennes sociétés polynésiennes). A part aux marquises, c'est le seul endroit en Polynésie où ils sont si nombreux.
Mais revenons en à notre arrivée, le petit fare du we avec piscine SVP, qui nous a valu de longues heures de négociations avec notre fille tout le we pour pouvoir quitter la pension!
Nous étions à 5 mn à pied de Fare, la bourgade principale près de l'aérogare.
Ce qui permettait d'aller dîner à pieds et en poussette dans les gargottes du port qui ne coûtent pas grand chose et de revenir avec Alix endormie dans sa poussette sur le chemin du retour. Idéal! Tout prépensé par la maman!
Dans la pension, il regnait une ambiance de camping, Juanito, le tenancier étant amateur de pétanque. Activité qu'il pratiquait avec ses clients le soir.
Je précise que chez les polynésiens, il y a beaucoup de mélanges, les ancêtres de Juanito, comme son nom l'indique, était originaires d'amérique latine et de Chine!
Il prête ses voitures pour faire la découverte de l'île, pas besoin d'en louer!

Le petit chemin pour se rendre à la plage du village

La plage du village.

Et puis on est parti faire une promenade à vélo pour visiter les marae autour du lac, qui est en fait un bras de mer intérieur.

Les marae, ce sont des lieux de culte. Ils se composent d'un espace rectangulaire en plein air, pavé et parfois entouré d'un petit mur de pierre.
Dans la société polynésienne traditionnelle, ils occupaient plusieurs fonctions:
Religieuse: les prêtres y assuraient un service religieux.
Politique: tous les gouvernements devaient avoir un marae, lieu de consultation des chefs.
Sociale: symbole d'une chaîne généalogique, ils indiquaient la position sociale. Plus un marae était ancien et important, plus les ayant droits étaient d'un rang élevé.
Foncière: le nom du marae était toujours placé avant le nom du propriétaire, indiquant le lieu du terrain (il servait de titre de propriété).
Les murs de pierre de forme rectangulaire des marae entouraient un autel. Des pierres dressées, servaient à la fois de reposoir aux ancêtres et aux dieux et de dossiers aux officiants.
Les marae étaient entourés de nombreuses constructions, tel que le fare ia mahana, qui signifie la maison des trésors cachés (tambours, nattes, vêtements de prêtres) et le fare tupapa'u, où l'on célébrait le culte des morts.
Maintenant encore, les polynésiens n'osent pas traverser un marae en diagonale (ou simplement de gauche àdroite, je ne sais plus) car c'est tabu (une des nombreuses règles, chose ou action tabu des anciennes sociétés polynésiennes) et certains artistes viennent créer sur les marae car ils disent y être en contact avec le mana, sorte de puissance surnaturelle ou divine.
D'ailleurs, on dit ici avoir un bon ou un mauvais mana. Par exemple, on peut dire que la famille DESCHAMPS n'a pas un bon mana sur la météo quand elle part en we (vous verrez).
Pour ceux qui veulent plus de précisions sur les marae, je leur en laisse le loisir.
Les autres pourront juste essayer de s'imprégner de la magie de ces lieux au travers des photos.





L'attraction principale de Huahine, c'est elle-même, faire son tour plus précisément.
Il se fait en une journée, l'île étant petite et au passage, il y a plein de chose à découvrir, à commencer par ses paysages sauvages.
Huahine, c'est l'île aux couleurs. Les bleus sont infinis, les verts variés et comme c'est très sauvage, les fleurs tropicales s'épanouissent.
La seule condition pour avoir accès à ces merveilles, c'est de la luminosité, du soleil quoi! Ce qui, je vous l'assure pour y vivre, n'est pas rare en Polynésie!
Mais voilà, cette fois, ce sont la presqu'île de Tahiti et Huahine qui se sont liguées et on peut appeler la journée du lendemain "le tour presque raté de Huahine", en référence au tour raté de Tahiti il y a quelques mois (déjà!).
On a connu Huahine la grise.


On a commencé notre tour par des parcs à poissons datant du 19 ème siècle. Système unique au monde, qui permet de piéger les poissons à marée basse.
Ca fait un paysage atypique.

On continue le tour et on s'arrête à la ferme perlière.
La seule ferme de huahine mais non de Polynésie, loin s'en faut, à produire des perles de culture noires.
La perliculture est un domaine en pleine expansion en Polynésie.
Les huitres greffées avec des effets toujours innovants, produisent des perles qui vont du noir au rose fushia! En passant par des gris, des bleu, des vert, des aubergines et des bruns. Tout en nacre naturelle.
On va investir un peu dans la perle avant de repartir, c'est sûr! Mais c'est cher!!
En Polynésie, l'ornement du corps est culturel, qu'il s'agisse du tatouage, des bijoux ou des ornements en matière naturelle comme les fleurs.
Presque tous les polynésiens sont tatoués et ça ne fait pas mauvais genre, bien au contraire!
De la même façon, les hommes comme les femmes ont tous des bijoux somptueux, et pour les occasions, il est de rigueur de sortir ses perles.
J'ai déjà du me procurer un petit collier de rien avec des perles avec défauts (pas cher et quand on les regarde de loin, ça ne se voit pas) pour le 14 juillet...
Certains utilisent d'ailleurs l'expression "défilé des perles" pour désigner le 14 juillet.
Je n'en dirais pas plus sur la culture de la perle et le rôle de l'ornement en Polynésie, ce serait hélas trop long! J'essaie de donner des bribes de culture à l'occasion.




On repart pour le tour de l'île et on s'arrête à Faie pour ses fameuses anguilles sacrées.
Pourquoi sacrées?
Parce que ces dames ont les yeux bleus!
Ce qui leur vaut d'être nourries, que dis-je, engraissées, gavées comme des oies!
Elles sont énormes et visqueuses à souhait!
Les voir devient compliqué car elles n'ont vraiment pas faim et ne viennent plus aux pieds de leurs visiteurs que pour bouder manifestement les morceaux de maquereaux qu'on leur propose, tous yeux bleus papillonnant.

La suite avec la visite de la vanilleraie

Belle plantation et pas seulement de vanille.
Cependant, les propriétaires étant absents lors de notre arrivée, nous avons donc été reçu par "tumu" (prononcer toumou), qui porte si bien son nom que ce doit être son surnom.
Il devait avoir travaillé dans le secteur de la pakalolo (l'herbe locale) le matin même car en plus d'être tout mou, il était étrange, l'oeil cherchant à se barrer vers les oreilles et répétant plusieurs fois le nom des fruits en hochant de la tête, comme perdu un moment dans un moment d'éternité.
Un peu inquiets et de peur d'y passer tout bonnement la nuit, nous avons prétexté un besoin urgent de sieste pour Alix pour tenter de faire accélérer les choses.
Et ce fut pire que tout! Car sur une terre glissante et rouge qui ne cessait de monter et descendre, roulant sous nos semelles, "tumu" a traîné une femme enceinte maladroite, une gamine de 21 mois et un homme qui ne savait pas s'il devait plus aider la femme enceinte maladroite ou la gamine de 21 mois à suivre et qui du coup, aidant tout le monde à la fois n'aidait personne en particulier, au pas de course à travers la vanilleraie!
Ouf, quelle aventure! On a flippé! Mais la femme enceinte maladroite a tout de même dégainé l'appareil et pris des photos! Ne cherchant son équilibre sur le sol dérapant qu'à un bras et une main (et puis au cas où, j'aurais laissé des preuves!)!
Les gousses de vanille:

Les pamplemousses:
Les ananas:
Les mangues:
Les papayes:
Du manioc!
Du noni, fruits considéré comme ayant des vertus thérapeuthiques en Polynésie:
Et la photo floue du lot mais c'est la faute à "toumou", le corossol (vous vous souvenez, la couille de dino):
Vous remarquerez qu'il pousse sur le tronc!
Pour finir, les plages du sud, censées être des décors de rêve mais sans soleil, ça le fait pas.
Heureusement, vous pourrez comparer, parce que de frustration, on est revenu le lendemain et on a eu quelques heures de soleil!




Le resto du midi:
Vous comprendrez maintenant que le tour de Huahine était seulement presque raté et pas raté tout court, d'abord parce qu'il n'a pas plu et ensuite, parce qu'on est revenu sur les plages du sud le lendemain.
Cette nouvelle tentative fut plus fructueuse, jugez-en par vous même, il y a des photos des mêmes endroits!
Notre tenancier nous avait prété son vieux van, on était 3 à l'avant (en Polynésie, il n'y a aucune règle de sécurité obligatoire pour les enfants, ce qui n'empêche qu'on les appliques quand on peut et notamment dans notre voiture) et un gros ventre, ce qui était trop! Alix et moi étions mal installées et Christophe avait peur de tomber en panne. La journée a donc commencé par de l'ennervement, maman disputant Alix pour qu'elle arrête de bouger et de lui donner des coups dans le ventre, Alix hurlant et hochant la tête et papa essayant d'hurler plus fort en leur demandant de faire moins de bruit car il voulait se concentrer sur la conduite du vieux tchouc tchouc prêt à caler à chaque coup de frein!

En chemin, nous avons découvert le plus beau marae de l'île.









Les ruses de son père pour faire manger son petit pot à Alix: au bar de plage du resto, coucou qui est là!

Pour ceux qui veulent savoir quelle vue on a quand on glande sous un cocotier:
Maman joue à prendre des positions de yoga et "mademoiselle copie tout", comme son nom l'indique, copie!
(Voilà Momo, l'honneur de notre fille est sauf et les éventuels pédophiles d'internet neutralisés!)



Le même resto que la veille (trop bon!)
Pour le retour à Fare, Alix a voulu faire la sieste derrière avec maman... Elle était bien, mais moi, j'avais bien mal aux reins le soir!

La rue principale de fare, qui est un minuscule bourg d'une rue, mais avec des toilettes
publiques impecables (comme partout en Polynésie, même le long des routes), une hall aux poissons, un resto divin donnant sur la plage (mahi mahi, un poisson du large, à la pulpe de coco pimentée,
thazard, un autre poisson sauce vanille, langoustes grillées selon arrivage, etc...) où Alix nous a fait le cadeau de dormir dans sa poussette toute la soirée, des magasins de fringues pas mal (des
paréos de toutes sortes multicolores), des gargottes tous les soirs, pour manger sous les étoiles à des prix modiques, une buvette et une ambiance là dedans!
Le lendemain matin, il a beau y avoir eu une éclaircie qui a permis à Alix de jouer avec un châton de la maison (et les chats, Alix, elle connaît!), les nuages sur la montagne ne mentaient
pas...

Et il s'est mis à pleuvoir de manière totalement tropicale!
Christophe avait eu toutes les peines à obtenir 2 jours de congé et voilà que nous avons été obligé d'avancer notre billet pour rentrer le matin et non le soir...
Mauvais mana...

Destination Huahine.
Débarquement dans le minuscule aérogare de l'île.
Huahine dite "l'île femme", car en polynésien Huahine signifie "sexe féminin", doit son nom à la silhouette de ses montagnes qui représentent une femme enceinte alanguie, dont la tête et les cheveux tombent dans la mer.
Ne possédant pas d'option paysage sur mon appareil photos, je n'ai que la tête et la poitrine de la femme, le ventre est resté en dehors de la photo.
Une destination bien à propos pour une femme enceinte de 5 mois révolus, donc dans son 6ème mois, qui est en sursis d'Air tahiti qui n'accepte plus les femmes enceintes à partir du 7ème mois.
C'était notre dernière île avant la naissance de Gudule n°2 (sauf Moorea, accessible en une demi heure de bateau).
Huahine est une île coupée en 2, elle est située juste derrière Moorea qui est donc placée entre Tahiti et Huahine, mais bien plus proche de Tahiti.
La légende raconte que Tahiti et Moorea ne faisaient qu'un.
Comme dans tous les couples, 2 héros (du même genre que les héros grecs, sorte de géants) se disputaient Moorea, l'un sur Tahiti, dénommé "Peu" se battait pour la conserver, l'autre, Hiro, héros de Huahine pour l'annexer.
La version populaire polynésienne de la formation géologique et de l'emplacement de ces 3 îles nous a été livrée par le passeur de la ferme perlière de Huahine:
Un beau jour de saison sèche, Hiro lance sur Moorea son javelot accroché à une corde et la tire vers Huahine, ce qui explique que Moorea soit de nos jours indépendante de Tahiti et qu'un énorme trou apparaisse dans son relief.
Peu se rend compte de l'offensive, saute sur Moorea et coupe la corde. Hiro décide alors de débarquer avec ses guerriers sur Moorea pour s'en emparer. Mais Peu, qui est plus malin, envoi les plus belles vahinés chargées de boissons enivrantes à la troupe d'Hiro.
Ceux-ci festoient et font commerce avec les femmes (ça c'est pour mon neveu) toute la journée. Epuisés, ils décident de rentrer à Huahine.
Hélas, Hiro est tellement ivre qu'il arrive trop vite avec sa pirogue et fend l'île en 2. Mis hors de lui par sa bêtise, il s'adresse alors à son sexe, lui reprochant d'être responsable de cette fracture et le tranche pour le mettre au sommet du mont qui domine la baie formée par la séparation de l'île. C'est pourquoi le pic de l'île s'appelle pour les locaux, "le zizi de Hiro".
En fait, cette séparation provient de l'effondrement du cratère de l'ancien volcan, qui se situait au centre de l'île.
Le passeur se bidonnait en racontant cette histoire, alors qu'il doit la raconter à chaque passage (tous les quarts d'heure, tous les jours sauf dimanche). Mais c'est comme ça, à Huahine, la douceur de vivre ne provient pas que du climat (on n'a bien pu s'en rendre compte d'ailleurs puisqu'on n'a pas eu que du beau loin de là, mais je vais y revenir). Les gens sont gentils et souriants! La Polynésie comme on la rêve!
Ce fut la dernière île a accepter l'annexion à la France après la capitulation des Pomare. Elle est restée si rebelle que ses habitants n'ont la citoyenneté française que depuis 1946!
L'île reste mystérieuse et secrète.
Une des raisons provient de sa végétation sauvage et préservée.
Une autre de la présence des nombreux marae (lieux religieux et sociaux des anciennes sociétés polynésiennes). A part aux marquises, c'est le seul endroit en Polynésie où ils sont si nombreux.
Mais revenons en à notre arrivée, le petit fare du we avec piscine SVP, qui nous a valu de longues heures de négociations avec notre fille tout le we pour pouvoir quitter la pension!
Nous étions à 5 mn à pied de Fare, la bourgade principale près de l'aérogare.
Ce qui permettait d'aller dîner à pieds et en poussette dans les gargottes du port qui ne coûtent pas grand chose et de revenir avec Alix endormie dans sa poussette sur le chemin du retour. Idéal! Tout prépensé par la maman!
Dans la pension, il regnait une ambiance de camping, Juanito, le tenancier étant amateur de pétanque. Activité qu'il pratiquait avec ses clients le soir.
Je précise que chez les polynésiens, il y a beaucoup de mélanges, les ancêtres de Juanito, comme son nom l'indique, était originaires d'amérique latine et de Chine!
Il prête ses voitures pour faire la découverte de l'île, pas besoin d'en louer!
La plage du village.
Les marae, ce sont des lieux de culte. Ils se composent d'un espace rectangulaire en plein air, pavé et parfois entouré d'un petit mur de pierre.
Dans la société polynésienne traditionnelle, ils occupaient plusieurs fonctions:
Religieuse: les prêtres y assuraient un service religieux.
Politique: tous les gouvernements devaient avoir un marae, lieu de consultation des chefs.
Sociale: symbole d'une chaîne généalogique, ils indiquaient la position sociale. Plus un marae était ancien et important, plus les ayant droits étaient d'un rang élevé.
Foncière: le nom du marae était toujours placé avant le nom du propriétaire, indiquant le lieu du terrain (il servait de titre de propriété).
Les murs de pierre de forme rectangulaire des marae entouraient un autel. Des pierres dressées, servaient à la fois de reposoir aux ancêtres et aux dieux et de dossiers aux officiants.
Les marae étaient entourés de nombreuses constructions, tel que le fare ia mahana, qui signifie la maison des trésors cachés (tambours, nattes, vêtements de prêtres) et le fare tupapa'u, où l'on célébrait le culte des morts.
Maintenant encore, les polynésiens n'osent pas traverser un marae en diagonale (ou simplement de gauche àdroite, je ne sais plus) car c'est tabu (une des nombreuses règles, chose ou action tabu des anciennes sociétés polynésiennes) et certains artistes viennent créer sur les marae car ils disent y être en contact avec le mana, sorte de puissance surnaturelle ou divine.
D'ailleurs, on dit ici avoir un bon ou un mauvais mana. Par exemple, on peut dire que la famille DESCHAMPS n'a pas un bon mana sur la météo quand elle part en we (vous verrez).
Pour ceux qui veulent plus de précisions sur les marae, je leur en laisse le loisir.
Les autres pourront juste essayer de s'imprégner de la magie de ces lieux au travers des photos.
L'attraction principale de Huahine, c'est elle-même, faire son tour plus précisément.
Il se fait en une journée, l'île étant petite et au passage, il y a plein de chose à découvrir, à commencer par ses paysages sauvages.
Huahine, c'est l'île aux couleurs. Les bleus sont infinis, les verts variés et comme c'est très sauvage, les fleurs tropicales s'épanouissent.
La seule condition pour avoir accès à ces merveilles, c'est de la luminosité, du soleil quoi! Ce qui, je vous l'assure pour y vivre, n'est pas rare en Polynésie!
Mais voilà, cette fois, ce sont la presqu'île de Tahiti et Huahine qui se sont liguées et on peut appeler la journée du lendemain "le tour presque raté de Huahine", en référence au tour raté de Tahiti il y a quelques mois (déjà!).
On a connu Huahine la grise.
On a commencé notre tour par des parcs à poissons datant du 19 ème siècle. Système unique au monde, qui permet de piéger les poissons à marée basse.
Ca fait un paysage atypique.
On continue le tour et on s'arrête à la ferme perlière.
La seule ferme de huahine mais non de Polynésie, loin s'en faut, à produire des perles de culture noires.
La perliculture est un domaine en pleine expansion en Polynésie.
Les huitres greffées avec des effets toujours innovants, produisent des perles qui vont du noir au rose fushia! En passant par des gris, des bleu, des vert, des aubergines et des bruns. Tout en nacre naturelle.
On va investir un peu dans la perle avant de repartir, c'est sûr! Mais c'est cher!!
En Polynésie, l'ornement du corps est culturel, qu'il s'agisse du tatouage, des bijoux ou des ornements en matière naturelle comme les fleurs.
Presque tous les polynésiens sont tatoués et ça ne fait pas mauvais genre, bien au contraire!
De la même façon, les hommes comme les femmes ont tous des bijoux somptueux, et pour les occasions, il est de rigueur de sortir ses perles.
J'ai déjà du me procurer un petit collier de rien avec des perles avec défauts (pas cher et quand on les regarde de loin, ça ne se voit pas) pour le 14 juillet...
Certains utilisent d'ailleurs l'expression "défilé des perles" pour désigner le 14 juillet.
Je n'en dirais pas plus sur la culture de la perle et le rôle de l'ornement en Polynésie, ce serait hélas trop long! J'essaie de donner des bribes de culture à l'occasion.
On repart pour le tour de l'île et on s'arrête à Faie pour ses fameuses anguilles sacrées.
Pourquoi sacrées?
Parce que ces dames ont les yeux bleus!
Ce qui leur vaut d'être nourries, que dis-je, engraissées, gavées comme des oies!
Elles sont énormes et visqueuses à souhait!
Les voir devient compliqué car elles n'ont vraiment pas faim et ne viennent plus aux pieds de leurs visiteurs que pour bouder manifestement les morceaux de maquereaux qu'on leur propose, tous yeux bleus papillonnant.
La suite avec la visite de la vanilleraie
Belle plantation et pas seulement de vanille.
Cependant, les propriétaires étant absents lors de notre arrivée, nous avons donc été reçu par "tumu" (prononcer toumou), qui porte si bien son nom que ce doit être son surnom.
Il devait avoir travaillé dans le secteur de la pakalolo (l'herbe locale) le matin même car en plus d'être tout mou, il était étrange, l'oeil cherchant à se barrer vers les oreilles et répétant plusieurs fois le nom des fruits en hochant de la tête, comme perdu un moment dans un moment d'éternité.
Un peu inquiets et de peur d'y passer tout bonnement la nuit, nous avons prétexté un besoin urgent de sieste pour Alix pour tenter de faire accélérer les choses.
Et ce fut pire que tout! Car sur une terre glissante et rouge qui ne cessait de monter et descendre, roulant sous nos semelles, "tumu" a traîné une femme enceinte maladroite, une gamine de 21 mois et un homme qui ne savait pas s'il devait plus aider la femme enceinte maladroite ou la gamine de 21 mois à suivre et qui du coup, aidant tout le monde à la fois n'aidait personne en particulier, au pas de course à travers la vanilleraie!
Ouf, quelle aventure! On a flippé! Mais la femme enceinte maladroite a tout de même dégainé l'appareil et pris des photos! Ne cherchant son équilibre sur le sol dérapant qu'à un bras et une main (et puis au cas où, j'aurais laissé des preuves!)!
Les gousses de vanille:
Les pamplemousses:
Les ananas:
Les mangues:
Les papayes:
Du manioc!
Du noni, fruits considéré comme ayant des vertus thérapeuthiques en Polynésie:
Et la photo floue du lot mais c'est la faute à "toumou", le corossol (vous vous souvenez, la couille de dino):
Vous remarquerez qu'il pousse sur le tronc!
Pour finir, les plages du sud, censées être des décors de rêve mais sans soleil, ça le fait pas.
Heureusement, vous pourrez comparer, parce que de frustration, on est revenu le lendemain et on a eu quelques heures de soleil!
Le resto du midi:
Vous comprendrez maintenant que le tour de Huahine était seulement presque raté et pas raté tout court, d'abord parce qu'il n'a pas plu et ensuite, parce qu'on est revenu sur les plages du sud le lendemain.
Cette nouvelle tentative fut plus fructueuse, jugez-en par vous même, il y a des photos des mêmes endroits!
Notre tenancier nous avait prété son vieux van, on était 3 à l'avant (en Polynésie, il n'y a aucune règle de sécurité obligatoire pour les enfants, ce qui n'empêche qu'on les appliques quand on peut et notamment dans notre voiture) et un gros ventre, ce qui était trop! Alix et moi étions mal installées et Christophe avait peur de tomber en panne. La journée a donc commencé par de l'ennervement, maman disputant Alix pour qu'elle arrête de bouger et de lui donner des coups dans le ventre, Alix hurlant et hochant la tête et papa essayant d'hurler plus fort en leur demandant de faire moins de bruit car il voulait se concentrer sur la conduite du vieux tchouc tchouc prêt à caler à chaque coup de frein!
Les ruses de son père pour faire manger son petit pot à Alix: au bar de plage du resto, coucou qui est là!
Pour ceux qui veulent savoir quelle vue on a quand on glande sous un cocotier:
Maman joue à prendre des positions de yoga et "mademoiselle copie tout", comme son nom l'indique, copie!
(Voilà Momo, l'honneur de notre fille est sauf et les éventuels pédophiles d'internet neutralisés!)
Le même resto que la veille (trop bon!)
Pour le retour à Fare, Alix a voulu faire la sieste derrière avec maman... Elle était bien, mais moi, j'avais bien mal aux reins le soir!
Christophe avait eu toutes les peines à obtenir 2 jours de congé et voilà que nous avons été obligé d'avancer notre billet pour rentrer le matin et non le soir...
Mauvais mana...











































