Le congé parental, c'est la très classique obsession d'une mère qui prend sa fille en photo tout le temps, émerveillée par ses moindres faits et gestes...

 









  

y-compris sa passivité,





et qui lui
  apprend à sourire sur les photos.

 

 

 


 
 

Un travail épuisant pour chacune de nous!

 


C'est aussi la gestion des obsessions de l'autre:

"Papa poule 2 le retour"........cette fois, c'est la tortue-bac à sable, où si tu oublies une malheureuse fois, même 10 mn, de la recouvrir, la chatte la confond avec une litière.

 

Je dois préciser qu'on a jamais réussi à trouver à Tahiti le fameux coquillage qui se referme de manière si pratique.



Alors nous on
  possède « tortue galère », la tortue que tu dois penser à recouvrir avec son vieux drap et son poids constamment...

 


Pour essayer de remplir au mieux ma tâche de maman au foyer, je me suis essayée à la couture et plus précisément, à la confection de poupée pour Alix.

 

Comme elle est fan des barbapapas (désignés « Babar », on ne sait pas pourquoi et on évite d'évoquer l'existence du gros éléphant vert pour ne pas compliquer), me voilà donc décidée à lui "fourrer un babar", si je puis dire, et pour ceux qui n'ont jamais fait de  couture, parce qu'une poupée, ça se bourre de mousse.

La mamie m'avait envoyé de la feutrine, je m'étais procuré du fil et de la mousse et je savais détenir une paire de ciseaux dans la maison, qui ma foi, semblait parfaitement bien remplir sa fonction de paire de ciseaux à savoir, couper les pack de lait et autres emballages.

Je me voyais déjà cousant dans le calme et la quiétude du bon matériel, Alix jouant sagement à mes côtés.

 
 

Mais c'était être bien trop optimiste et surtout, vouloir méconnaître la nature profonde de l'enfant, car Alix a voulu, bien sûr, se joindre à moi (à un moment de la journée où pourtant, habituellement, elle est dans son bac à sable......merci Papa poule 2....), et au bout de quelques instant, le joli fil noir en pelotte était emmêlé, le patron en papier déchiré, la feutrine retournée et malaxée en tous sens et je m'apercevais que les ciseaux coupaient très mal le tissu.

 

Bref, persevérante dans l'effort et la flagellation par nature, j'ai réussi à créer un truc, il est vivant! C'est "Frankeishein Babar", le cousu et recousu qui fou les boules, avec les bouts de ficelle que j'avais réussi à récupérer entre les noeuds, dans la pelotte que j'ai dû découper.

Heureusement, Alix n'a pas encore de préjugés et aime jouer avec lui, alors c'est l'essentiel.

ci dessous vlà l'engin......

 

 

 

 
Mais le congé parental, c'est aussi des rencontres à domicile. Ici, des ramasseurs de noix de coco qui sont venus récolter celles de notre jardin.

Le principe est simple, ni vous ni moi ne savez et n'oserez jamais monter en haut des cocotiers pour prendre leurs fruits et pour cause, ces arbres font plusieurs mètres de haut et leur tronc est parfaitement lisse. Du coup, c'est un vrai métier et les professionnels parcourent les jardins pour récolter les noix de coco.


En contrepartie de leur travail et des quelques noix de coco qu'ils descendent et vous préparent pour vous les laisser, ils embarquent le reste et les vendent sur les marchés.
 

 

Un des types monte pieds nus et de là haut, lance à son collègue les noix une par une que ce dernier réceptionne à l'aide d'un sac ou d'une bâche.

 

 

 

  Nous, Alix et maman, ce qu'on récolte, ce sont des fruits de la passion. On en a dans notre jardin et c'est un vrai régal!

 

Non Anne et David ne soyez pas jaloux, je sais que c'est votre fruit préféré!




Au début, moi je trouvais que l'aspect de la pulpe, avec tous ses pépins, ressemblait (attention, Thibeault, mon neveu, arrête là ta lecture, c'est une comparaison interdite aux moins de 18 ans) à du sperme de lézard géant. Et bien, Anne et David, je vous donne un scoop, et désolée de devoir filer une métaphore pornographique, il faut tout avaler! C'est comme ça que ça se mange et c'est délicieux.

 Jugez par vous même du chant lexical choisi:


Alix, à qui j'explique sans cesse que la pomme est un fruit, la poire est un fruit etc..., a bien compris qu'il fallait faire un distinguo entre les explications de la mère et le nom du fruit et appelle, avec une logique implacable, les fruits de la passion des « passions ».

 
Pour clôre le chapitre des fruits, Alix a goûté ses 1ers fruits rouges (pour ceux qui n'ont pas d'enfants et s'étonnent, je rappelle qu'ils sont déconseillés avant un an pour cause de risques d'allergie et qu'Alix a fêté les siens le 1er novembre, ce qui n'aide pas pour en goûter), et ben c'est meilleur que la purée!

 

 

 


Le congé parental, c'est aussi les avantages du boulot sans ses inconvénients. Les collègues de Christophe m'ont préparé un « maa'a tahiti » (repas traditionnel tahitien) au bureau rien que pour moi! Ensuite, je suis repartie et les ai laissé bosser, hi, hi!

 

 Le dessert, non tahitien mais très chocolaté (un tiramisu), a bien plu à Alix. Non ce n'est pas du rouge à lèvres.

 

 

 

  Sinon, faut avouer que ça ne l'a pas tellement branchée, elle, le maa'a tahiti.... 

 

 


En ce moment, c'est l'époque de la préparation du Heiva, c'est-à-dire de la fête tahitienne ou à la tahitienne, qui se déroule tout le mois de juillet, avec des danses traditionnelles ou tamuré, des chants, des ukulélés, des salons avec de l'artisanat de toute la polynésie et des épreuves de compétition sportives dont le va'a, ou pirogues, ces fameuses pirogues tahitiennes avec balancier. D'ailleurs, comme certains le savent déjà, c'est devenu le sport quasi quotidien de mon "tané", fonctionnaire presque tropicalisé (ouhaou bientôt des muscles saillants...ah quand le tatouage marquisien?)

 

Depuis le début du Heiva , la pointe vénus, notre plage pour famille prudente (je rappelle qu'il y a de l'ombre jusque dans l'eau),

 




a changé de visage et la mer s'est couverte de va'a de toutes les couleurs.

 



 
 

Le congé parental, c'est aussi pour moi l'occasion de couver. En avant première, le profil de Gudule n°2 à 10 semaines d'aménohrée (Alix était "Gudule" quand elle était dans mon ventre et avant qu'on ne connaisse son sexe).

Il arrive en décembre (terme prévu pour le 19).

 


 

Le congé parental, pour finir, c'est aussi le moyen de s'assurer des promenades de week end, puisque bobonne (mon nom de scène pour le 2ème job que j'exerce durant la semaine) assure ménage, courses et autres nécessités qui sont normalement effectuées en fin de semaine par les couples qui travaillent.

Mais oui mon amour, toi aussi tu fait ta part et même au-delà pour notre famille! Mais laisse moi parler de moi!

 

 Ici, promenade dans la vallée de papeeno.

  
 

 


 

       

Et pour vous remercier de votre fidélité, le bêtisier:

 
une belle chute de surf de Christophe, c'est lui qui vole au dessus de la vague (ce qui est bien avec les numériques qui se déclenchent après plusieurs secondes, c'est qu'on est certain de ne pas rater la chute), 

une fille volontaire mais dans la mousse quand même (moi), bon maintenant vous le savez,enceinte de 4 mois...



Et un bébé surprotégé au soleil couchant..

   


Dimanche 24 juin 2007
par cécile
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Certains ce sont plaint de n'avoir que des articles relatant des weeks end de rêve dans des endroits paradisiaques, alors pour une fois, quelques photos d'un samedi ordinaire. Mais attention, je ne garantis pas l'absence totale de rêve et d'envie...

Commencons gentiment par un tour en ville pour effectuer quelques achats.

Les fameux trucks, bus local qui ne connaît pas d'arrêt pré-fixés, seulement un point de départ et une destination. N'importe qui peut le héler.

Papeete n'est pas une ville splendide, mais c'est une grande ville bruyante, très animée, la seule, au beau milieu du Pacifique, avec ses bouchons, ses boîtes de nuit, ses bars, ses restos et ses boutiques.



Elle a aussi son marché traditionnel qui fera l'objet d'un article à part entière tant il est beau et coloré... suivre



Alix a goûté une glace pour la 1ère fois, et elle n'a pas mis long
temps à comprendre comment ça se mangeait. C'est étrange, c'est toujours comme ça avec le sucré et les enfants (enfin les Alix en tout cas), c'est facile d'accès à la compréhension. Pour le salé, bizarrement, les nouveautés sont plus complexes à assimiler (ou digérer, comme vous voudrez pour le jeu de mot).




En début d'après midi, nous nous sommes livrés à l'entretien du jardin, avec notre matériel tout neuf et qui nous a coûté la peau duc.








Enfin, après le réveil de la sieste de mademoiselle Alix, petit tour à rocky point où je signale à celui qui s'est plaint que nous nous ventions de pratiquer le surf sans que la preuve en image ne soit fournie sur notre blog, que j'ai emmené tout exprès l'appareil photo ce samedi pour tenter une défense!


Cependant, je rappelle au préalable (pour celles et ceux qui ne s'y seraient jamais essayé) que prendre en photo des personnes se livrant au surf quand ils débutent est mission impossible. En effet, soit vous n'avez qu'un point noir dans l'eau, qui est la tête du débutant entre 2 vagues essayant de passer la barrière pour rejoindre le point où ces dernières se brisent, soit la chute est trop rapide et vous n'avez rien du tout... Il faudra que je réussisse à trouver un moyen de mettre des films sur le blog, parce que ça, on en a, avec de très belles chutes!
 

En attendant, Christophe et moi avons chacun trouvé un moyen de contourner la difficulté précédemment citée.
 
Moi je l'ai pris en body board, là au moins, pas de chute possible.

 
Et lui, c'est encore plus astucieux, m'a prise au sortir de l'eau!


L'épisode plage s'est achevé par un coucher de soleil irréel, avec une ligne de métal à l'horizon.
 




Pour finir la journée, Alix a fait un peu l'andouille.






Et avant d'aller se coucher, a transformé la chatte en jouet avec sa baguette magique.

Cherchez l'intrus...


 
Samedi 16 juin 2007
par cécile
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Quand Christophe m'a annoncé que pour la fête des mères il m'emmenait au "bonjouir" j'ai tout de suite pensé à la maison de Gauguin donc à un endroit, sans doute pour le week-end, et non à une nuit torride.

Mais en tapant "le bon jouïr" sur internet, j'ai eu de sérieux doutes, étant donné les sites pornos que me proposait le pourtant très sérieux et très renseigné Google.....
Heureusement, entre "comment faire jouïr son homme à chaque fois" et  "le bon moyen de jouïr", il y a avait un site sur le labsus avec pour exemple "bonjouir" au lieu de "bonjour" qui m'a mise sur la bonne piste.

Il s'agissait bien d'un endroit où passer le week-end, une pension de famille sur la presqu'île (Tahiti-iti), là où la route s'arrête, acessible seulement par bateau...que de mystères en perspective.



avec des bungalows parsemés dans un parc tropical,







des chevaux qui vivent dans le parc, des randonnées courtes qui mènent à la rivière et des vasques où se baigner et surtout, pour une femme au foyer comme moi, la pension obligatoire (ben oui, y'a pas un commerce là bas), ce qui signifie au passage la cuisine préparée par la famille tahitienne, hummmm!
  



Mais comme à chaque fois qu'on va sur cette foutu presqu'île, il a plu!

La tenancière nous a bien téléphoné pour nous prévenir qu'il "pleuviotait", mais on n'a pas voulu la croire. Et puis "pleuvioter", on s'est dit que c'était pas comme s'il pleuvait...

Je crois que la propriétaire et nous, n'avons pas la même notion du "pleuvoir" comparativement au "pleuviotter".

Mais enfin, puisque même quand il pleut il ne fait pas froid, on s'est débrouillé pour faire des promenades entre 2 averses, avec le maillot et le parapluie.

Il n'y a que les randos qu'on n'a pas pu tenter, parce que le terrain était trop glissant.

C'est pas grave, ça nous fera un prétexte pour revenir! C'était si sauvage et magique!

Le samedi en début d'après-midi, on a réussi à aller se promener un peu dans le parc.


Dans la bananeraie,


Avec les arbres à pain.


Et toujours les chevaux.


On a retrouvé la végétation entremélée des tableaux de Gauguin au détour des sentiers.





En milieu d'après-midi, il pleuvait trop fortement pour se promener, il faisait sombre et le groupe électrogène ne fonctionnant qu'à partir de 17 heures, nous ne pouvions même pas lire!

Aussi avons-nous fait contre mauvaise fortune bon coeur et avons-nous installé le terrain de jeu habituel à Alix pour qu'elle s'occupe.



Le lendemain, au p'tit dej, les chevaux sont venu manger leur lot de bananes habituel, au plus grand plaisir d'Alix!




















 











Comme il pleuvait moins, nous avons pu faire une promenade sous la pluie, le long de la côte sauvage.





 










































Bon, Alix n'a pas tout vu il est vrai....





On est reparti à midi, en visant une éclaircie.



Jeudi 7 juin 2007
par cécile
commentaires (9)   
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