Le destin s'est démasqué, il était dèjà là, dans le salon parisien, sans visages...
le tableau de Gauguin; "d'où venons nous? qui sommes nous ? où allons nous? ". On va habiter en Polynésie, ce qu'on deviendra après ce voyage, je ne le sais pas... Les voyages ne forment pas
que la jeunesse j'espère! Enfin, on a déjà une puce et un désir d'enfant dans nos valises, alors le voyage a du boulot!
Pour le week-end de 3 jours, le programme était varié, randonnée, wake board (surf tracté) avec le bateau de Mathilde,
Greg et leurs copains et bien sûr, du body board à Rocky Point.
1er objectif de la journée : le Mont Aoraï, montagne la plus élevée de Tahiti, à plus de
2000 m d'altitude. Nous ne ferons qu'une partie du trajet, car avec la petite mère Alix, il est impossible d'effectuer jusqu'au bout la randonnée de plusieurs heures avec plusieurs km de dénivelé
glissant. Au début, la demoiselle acceptait l'écharpe pour la porter, mais ensuite, elle avait trop chaud, et il a fallu la porter aux bras, sur le flan escarpé des arêtes... Dans ces conditions, nous n'avons pas eu la force de monter jusqu'au 1er sommet pour jouir du point de vue. Mais on a eu
le temps de profiter d'une végétation tropicale luxuriante avec le début de saison de la floraison des flamboyants.
J'ai pas pu prendre de photos du wake, je restais sur la plage avec Alix alors que le bateau devait s'éloigner du bord pour prendre de la vitesse sans être dangereux, mais Christophe s'est levé du
1er coup!
J'ai juste réussi à prendre une tahitienne au passage.
En revanche, j'ai le coucher de soleil sur rocky point.
Le samedi, nous avons mené nos pas vers une petite plage cachée qu'on nous avait indiquée.
Un bar et un restaurant donnent sur celle-ci, dans la quiétude d'une jungle tropicale.
Certains consomment leur apéro dans des grosses bouées, dans l'eau.
Il faudra qu'on essaie ça un soir... Quand on aura trouvé une baby sitter!
Le dimanche, on est parti vers 8h30 pour le tour de tahiti, 117 km de circonférence, en passant par la presque île Tahiti-iti (la petite).
Mais après un belle matinée et une route magnifique et sauvage jusqu'à Teahupoo, sur la côte ouest de Tahiti-iti, nous sommes reparti vers la côté ouest
de Tahiti-iti (il n'y pas de route traversière), jusqu'à Tautira, où je croyais trouver une grande plage de sable blanc, quand il s'est mit à pleuvoir de manière, disons, tropicale...
La pluie tropicale, c'est un peu une douche venue du ciel, on reste difficilement en dessous tout habillé. Ou alors, il faut être tropicalisé justement et s'en moquer totalement, comme les
tahitiens qui continuent à vaquer à leurs occupations comme si de rien n'était!
Du coup, j'ai pas beaucoup de photos et puis sourtout, on est revenu du même côté... Le tour complet reste donc à réaliser...
Mais reprenons dans l'ordre.
D'abord, il n'y avait que des vagues de 1,5 m à Teahupoo.
Pour ceux qui n'auraient pas suivi les précédents articles, actuellement se déroule le fameux billabong pro, une compétition internationale de surf à Teahupoo, dont la vague de passe est
extrèmement prisée, car elle peut atteindre 10 m.
C'est dire si les vagues de ce dimanche étaient décevantes.
On a même pas pris le bateau pour aller voir la compétition.
Et puis il n'y avait aucune ambiance dans le village.
La controverse des milieux du surf tahitien, c'est que cette compétition ne se déroule en mai que pour permettre à d'autres, notament des compétitions
hawaïennes, de trouver leur place tout au long de l'année. Or, la vague de Teahupoo n'est jamais à son maximum à cette période.
Aussi,ce sont toujours les candidats les plus techniques et non les plus vaillants qui l'emportent... pas les tahitiens.
Nous reviendrons donc hors compétition pour admirer les locaux sur cette machoire infernale quand elle sera au plus haut.
Il ne nous restait plus qu'à trouver une plage de rêve où faire une halte pâtés de sable et je proposais d'aller de l'autres côté de la presque
île.
Nous avons donc quitté le lagon et les plages de sable blanc, étant certains d'en retrouver de l'autre côté, et encore, des plus
grandes!
Mais au fur et à mesure que nous rebroussions chemin et nous rapprochions de l'embranchement qui mène de l'autre côté (il n'y a pas de route qui coupe
par le centre, je le répète pour ceux qui n'auraient pas suivi), les nuages que nous regardions avec émerveillement se déverser loin sur la mer le matin, dans les rayons du soleil, se rapprochaient
dangereusement.
Pourtant, nous restions confiants, moi soutenant qu'il y avait une plage de sable blanc immense de l'autre côté, Christophe avouant qu'il ne connaissait
rien à la météo du coin mais qu'à son avis, une perturbation ne pouvait venir que des montagnes ici et non de la mer, Alix commençant à atteindre les degrés les plus hauts de tessiture sur la
version du mot "plage", parce qu'on la lui avait promise depuis plus d'une demi-heure, quand nous sommes enfin arrivés.
La plage, certes, était grande, mais du sable le plus noir qui soit. La pluie s'est mise à tomber en seaux au moment où je sortais les oeufs durs et les
tomates, sur les seaux à pâté d'Alix qui ne pouvait plus jouer.
La défaite complète.
On a fini dans un snack plutôt cher pour ce que c'était, où Alix a vidé la corbeille à pain et saucer les plats tout en buvant son biberon.
Ensuite, il y a eu une acalmie, alors on a repris espoir. On s'est dit qu'on était pas venu
jusque là pour rater les vaches du plateau du Taravao et qu'un détour s'imposait avant de boucler notre tour.
Annoncer à Alix que nous allons voir des vaches, c'est pire qu'un pacte solennel, il faut s'exécuter. Nous étions donc parti.
Le plateau en question représente l'aspect exotique de Tahiti, étant donné sa latitude, car il ressemble à la Normandie! Verdure et vaches, pâturages et
arbres verts, parfois du lichen et de la mousse. Tahiti est indépendant vis à vis de la production de produits laitiers grâce à ce plateau.
Et bien je puis vous dire que la Normandie, on l'a eu! Car la pluie s'est remise à tomber de plus belle!
J'ai pas une seule photo du coin, juste du sommet du plateau, entre 2 périodes de pluie. La pluie a tant repris lors
de la descente du plateau en voiture, c'était si difficile de suivre la route, que nous sommes revenu du même côté, c'était plus court...
En chemin, on s'est séparé des nuages, les laissant derrière nous. On a pu finir le we par une séance de body board à rocky point.
Dans nos nombreuses valises, que croyez-vous qu'il s'y trouvait? Des maillots chauds? Des paréos? Tous nos biblos?
Que néni, elles étaient pleines de jouets! Mais on n'a pas réussi à emporter tous ceux qu'on aurait souhaité. Et puis à l'âge d'Alix, les enfants sont en perpétuelle demande de découvertes et se lassent vite de leurs jouets.
Du coup, papa poule a grand peur que son petit poussin s'ennuie...
Alors les we, il se transforme en GO.
Un auteur a écrit "il n'est de tâche difficile qu'un enfant ne rende plus". et c'est si vrai! Mais pour un papa poule, c'est différent! Ici le nettoyage de terrasse.
Au supermarché, j'ai repéré des tricycles, mais je les trouve hors de prix. En plus, l'installation nous revient très cher car il faut quand même tout racheter, du torchon au four à micro ondes. Alors je me suis dit qu'un de ces engins serait parfait en cadeau d'anniversaire... en novembre.
Mais le jour où papa poule a fréquenté le Carrefour d'Arue (prononcer "arué", une commune près de chez nous), il a ramené la tricycle le plus cher, le plus laid et le plus complet qu'on puisse trouver!
Y'a même possibilité de mettre des piles pour que les yeux s'éclairent et il fait de la musique!
Finalement, papa poule a imaginé qu'un petit animal serait une source intarrissable de jeux.
Bien sûr, le chien, c'est mieux pour jouer, mais pour visiter les îles, c'est pas pratique à emmener il faut bien le dire.
Aussi avons nous opté pour un chat.
Un vendredi, Christophe a demandé à ses collègues de bureau s'ils connaissaient quelqu'un qui avait des chatons à donner.
Et bien ça n'a pas trainé! Car le lundi matin il nous a annoncé qu'il revenait déposer la chatte le midi!
Il s'est exécuté en scooter, la chatte dans un carton entre ses jambes, pas facile aux virages!
Nous l'avons baptisée Mai'a, ce qui signifie "banane" en tahitien, parce qu'elle est plutôt marrante. En effet, tigrée grise, elle a toutefois des tâches orangé-jaune un peut partout!
Et puis ça peut éventuellement se prononcer "maya" et ainsi, c'est facile à dire pour Alix.
Et bien papa poule avait entièrement raison (je tiens toutefois à préciser par souci d' honnèteté que maman poule était de la partie pour l'idée du chat), car la maison raisonne d'éclats de rire!
Bon et de miaulements aussi, faut assumer quand on accueille un animal...