Ce qui fait la magie de Bora, c'est que c'est une île haute en passe de devenir un atoll (révision possible de la notion d'atoll au début de l'article "Tikehau" dans la rubrique "les îles").
Ainsi, l'île centrale a sa montagne, mais le lagon présente les caractéristiques d'un tuamotu, avec ses motus le long de la barrière de corail et ses dégradés de bleus.
Le lagon est dix fois plus grand que l'île en son centre.
Ce qui est beaucoup moins appréciable, c'est qu'on ne se sent plus en Polynésie.
Où sont les habitants souriants, les filles en short et soutien gorge dans les rues, les roulottes à maa'a (qui servent à manger), les gosses en couche
 et pieds nus dans les supermarchés, les 4x4 avec tous leurs passagers dans la benne?
Nous avons été accueilli par une japonnaise tirée à quatre épingles qui parlait anglais.
Quand je lui ai précisé que c'était bon, qu'elle pouvait parler français elle a produit un p'tit rire gêné et a continué son laius... en anglais. Elle n'avait rien compris et ne parle ni le français, ni le tahitien!

Et puis, à Bora, tout est construit! Chaque motu un peu conséquent a son hôtel!
Il n'y a presque plus un bout de terre qui soit sauvage, heureusement qu'il reste le lagon!
Ceci dit, les hôtels sont jolis, c'est l'avantage du tourisme de luxe.

Qu'à cela ne tienne, nous avons vécu l'espace d'un WE la vie des riches touristes: luxe, calme...  et les gosses à gérer!
Un monde enchanté de prévenance, de clim, de jardins parfaitements entretenus et de plages asceptisées.
Reposant pour de jeunes parents deux fois.
Nous étions dans un des hôtels les plus luxueux de Polynésie, pour lequel une connaissance de Christophe nous avait obtenu un surclassement, à savoir que nous avions le bungalow le plus cher ainsi que d'autres avantages, au prix de la chambre de base.
On n'a  pas pris le bungalow sur pilotis, car avec nos deux schroumpfs, dont l'une ne sait pas marcher (elle court) et l'autre rampe (de manière vicieuse, sans qu'on sache vraiment comment ni quand mais il arrive à choper le truc qui  l'intéresse au milieu d'une pièce), c'était trop dangereux.
On avait le bungalow plage , à deux pas de celle-ci, dans un magnifique jardin tropical (enfin, j'en ai vu de plus beau, de plus fleuri, de plus fou dans nombre de pensions de famille et sur des îles moins fréquentées).
Le voyage en avion est splendide, car on passe par Moorea,

(Léonard avec le sein dans la bouche pour qu'il déglutisse et qu'on évite le mal d'oreilles au décollage et à l'atterrissage),
par Raiatea et Tahaa, dont la particularité est que ce sont deux îles, bien distinctes, dans un même lagon.

Puis arrivée sur Bora, c'est dommage, c'était un peu couvert, les photos du départ sont plus colorées,
vous verrez.

On a l'impression d'avoir trouvé l'île au trésor!

L'aéroport est situé sur un motu.
Tout le monde emprunte donc une navette pour se rendre à son hôtel, c'est un peu la Venise des îles polynésiennes.
La nôtre était bien sûr privée...
Arrivée à l'hôtel,

La p'tite voiture pour se rendre au bungalow,
notre salon,
notre chambre,
notre salle de bain-piscine,
et ce que Christophe estime être le comble du luxe, le téléphone dans les toilettes (au cas où en pleine action le téléphone sonne on suppose).

La plage,


la tétée-plage,
Le premier bain de mer de Léonard (on aurait pu le faire dès sa naissance, comme les bébés polynésiens, il fait si chaud, mais on l'a pas senti avant ses 4 mois et demi.... Ne devient pas polynésien qui veut!)
La sieste de Léonard sur la plage.
Un peu de kayak:

La sieste de Léonard au resto de plage, pendant qu'on déjeune (au contraire de ses parents, ce petit est un vrai tahitien, il dort n'importe où très facilement et il est d'un calme!)

Le deuxième jour, une petite sortie raie rien qu'avec Alix qui était aux anges d'être seule avec nous comme au bon vieux temps où Léonard n'était qu'un désir enfoui dans le coeur de ses parents.
Bon ben les raies (on fini par être blasé nous autre... même si c'est toujours une belle rencontre!),

le paysage,



Notez bien la diversité des bleus.
Et des verts!

La copine de notre guide, madame la pieuvre,
(Notez la transparence du lagon et la multitude de poissons tropicaux!)
qui pratique l'épilation touristique avec ses ventouses.
La fille de notre hôte avec laquelle Alix s'entraîne au rythme de sieste polynésien (sans pour autant y exceller comme le frangin natif du coin).
Pendant ce temps, les parents  jouent aux robinsons sur un motu. :

 


Le soir, départ pour la capitale de l'île, Vaitape, avec le bateau bus de l'hôtel.
 
Débarquement!
Remarquez les garages à bateaux:
Retour féérique de nuit, à la pleine lune.



 P'tite bouffe gastronomique avec spectacle de tamuré pendant que les p'tits dorment dans le bungalow.

Dernier jour à l'hôtel.

Des enfants sages au p'tit dej.


Piscine et glandouille pour tout le monde!






Puis retour au bercail en passant par le lagon pour rejoindre le motu de l'aéroport.

Adieu Bora...

Dernier coup d'oeil par le ciel aux couleurs du lagon par beau temps!


C'était si agréable ce luxe qu'on y serait bien resté nous.
D'ailleurs, Alix qui s'était endormie à l'atterrissage à Papeete et qu'on a du réveiller pour mettre dans la voiture, dans son réveil grognon hurlait "je veux retourner dans la petite maison des vacances, je veux retourner dans la petite maison de week end, je veux pas aller à la maison!", et on ne savait pas quoi lui vendre pour l'appâter chez nous...
Moralité, de luxe, point trop n'en faut....Léonard, lui, il a décidé de rester "tchip"

par cécile
Vendredi 25 avril 2008

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A Tahiti,  les cloches ne passent pas à Pâques, c'est le lapin qui planque les oeufs dans le jardin.
Alix a suivi les pas du lapin,



accompagnée du chat des amis chez qui nous déjeunions pour Pâques.



Elle s'est fait une orgie de chocolat!

Et d'autres cochonneries délicieuses, comme les glaces à la pistache et au fruit de la passion ou les gâteaux (ne vous laissez pas avoir par la présence de la pastèque, c'est moi qui lui ai coupé dans l'assiette du dessert pour donner le change, mais elle n'y a évidemment pas touché...).
Même les sucettes étaient en chocolat!
Quant à Léonard, lui, il s'est gavé de sommeil.

par cécile
Samedi 5 avril 2008

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Non, non, je n’ai pas faibli à la tâche, je n’étais pas fiu sous un cocotier, je n’étais pas particulièrement débordée non plus, j’ai simplement effectué un travail de photos (qui fut très long) pour les tatatontoncousinspapismamies et autres arrière grand-mère.

Comment ça vous êtes déjà au courant?
Radio cocotier s'est véhiculé jusqu'en France?

  De toute façon, au mois de mars à Tahiti, 3 we de pluie se sont enchaînés, nous empêchant la baignade.
C’était d’autant plus agaçant qu’ils succédaient à des semaines de temps radieux, comme ça par exemple,

Radio 1, la 1ère FM du fenua, a tenté une ré médiation par l’humour, en passant chaque lundi « un lundi au soleil » de Claude FRANCOIS.

  Du coup, nous nous sommes occupés à la maison,

Ou  bien dans le jardin du voisin, parti en vacances en Nouvelle Zélande, ici la cueillette des avocats (sur sa proposition évidemment),
avec la scie télescopique de Christophe...

Au passage, un bout de notre jardin à nous, avec la ménagerie

et notre bannaneraie plantée par Christophe.

nous avons également subi beaucoup d’« après-midi Oui Oui », et je veux parler de l’écoute du générique du dessin animé du même nom en boucle, avec une 2 ans qui saute jusqu ‘aux étoiles (c’est-à-dire en réalité du lit au sol).

Nous avons investi dans une poussette double pour les promenades,



j’ai repris le jogging,
je fais de la gym à domicile avec des voisines et, comble du luxe, de l’aquagym dans leurs piscines !

 Depuis, et en attendant notre prochain we à Bora Bora le 19 avri, on n’a rien fait de spécial, à part bien sûr se baigner dans une eau divinement chaude, du surf, des p’tites bouffes sur la terrasse, s’occuper du jardin et des enfants pour que tout pousse bien.


  Je sais, j'ai perdu mon bronzage, mais j'aurais bien des occasions de le récupérer, notamment Bora!

 

par cécile
Jeudi 3 avril 2008

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Salut, c'est moi Léonard, je me fais assister de ma frangine pour vous annoncer que maman n’était pas fiu sous un cocotier, ni particulièrement débordée (je suis un ange, au contraire de la blonde là, à côté, si, je suis parfaitement objectif), elle a simplement effectué un travail de photos me concernant, ouais m'sieurs dames et qui fut très long, pour les tatatontoncousinspapismamies et autres arrière grand-mère.

Elle prépare un article de résumé des dernières semaines écoulées et surtout, avant notre we à Bora Bora, la perle du Pacifique, dans un hôtel de luxe!

Si, si! C'est que moi vous comprenez, je ne me déplace pas pour rien!

La frangine s'entraîne dores et déjà à s'habiller comme une américaine, l'île étant la plus touristique de toutes.
Moi je reste sobre en toute circonstance, body et look bavoir.
Au fait, parait qu'j'ressemble à ma mère...
Bon et ben à bientôt sur le prochain et nouvel article!


par cécile
Mardi 1 avril 2008

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La crèche d’Alix a organisé un spectacle.

Nous avons choisi de la faire participer, elle qui aime tant danser et chanter !

De plus, nous pensions que ça la sortirait un peu de sa préoccupation permanente sur « la place ».

En effet, en ce moment, avec l’arrivée de Léonard, Alix bosse à fond le problème de qui doit avoir quelle place dans la famille.

Elle n’est pas convaincue de n’être qu’une enfant et elle confond ses jeux avec la réalité.

Par exemple, elle croit réellement payer les courses au supermarché avec ses boutons, ou allaiter son poupon et j’ai le plaisir de vous annoncer la naissance de Léonard hier, son bébé, dont elle est la maman !

Tout ceci serait charmant si par ailleurs elle ne considérait pas que, puisqu’elle sait tenir une maison, faire les courses, a de quoi les payer, faire pipi aux toilettes et allaiter son bébé (la définition que je lui est donné naïvement de ce qu’était une femme adulte quand elle m’avait posé la question entre deux tâches ménagères), elle est une adulte à part entière et n’a besoin d’écouter ni papa ni maman !

On essaie donc de lui expliquer que quand on joue, on fait semblant et qu’elle n’est qu’une enfant qui doit encore être guidée par ses parents, mais elle semble dubitative voire imperméable à l’explication.

Ca vire même parfois à l’obsession et ça se matérialise par la réification de la notion qu’elle essaie de cerner.

Ainsi, par exemple, on ne peut plus s’asseoir ou on veut dans la maison parce que c’est la place d’untel ou untel uniquement.

La question de la place englobe également celle de la possession.

« Elle est pas aux enfants [de la crèche] maman Cécile, non pas du tout, c’est ma maman à moi ! », ou  bien, «c’est mon bébé [aux enfants qui se précipitent sur le cosi quand je pose le petit] ! »

Bref, ça a l’air d’être compliqué dans sa tête en ce moment.

Peut-être l’avions-nous trop érigé en reine?

Il était temps qu’elle redevienne une simple…princesse

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undefinedundefinedLa mère que je suis était toute émue, imaginant sa fille sur la scène, apeurée par le public applaudissant et exécutant sa chorégraphie de danse avec son air appliqué et ses petits membres encore potelés, tout juste sortis de l'époque où elle était un bébé.

Je ne pouvais qu’imaginer, car Alix (la déloyale) respectait les consignes des taties de ne donner aucune info sur le spectacle.

Il faut dire que même avec une description détaillée, nous n’aurions jamais imaginé ça !

D’abord, le rideau s’ouvrit sur un décor du pire mauvais goût, réalisé avec des guirlandes de noël, du papier cadeau, des bouées en forme d'animaux et de grosses peluches.

Ensuite, les projecteurs étaient de toutes les couleurs, jaunes, verts, rouges et bleus, pour ajouter aux teintes multicolores.

De plus, la directrice de la crèche, une mamie sourde comme un pot, avait demandé aux techniciens du son du théâtre d’entretenir un niveau sonore brise tympan.

Léonard, bien que bercé du pied dans son cosi en permanence (ce qui habituellement et même dans des situtions extrèmes de bruit, le fait sombrer dans un profond sommeil), avait des yeux exorbités (un peu comme ça:)
undefinedet suçait frénétiquement son pouce, (de cette façon là).
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Christophe et moi avions les sourcils froncés et tentions de discerner quelque chose malgré notre mal de tête.

Pour finir, les costumes étaient non seulement multicolores, mais encore à paillettes, à fanfreluches, à pompons et autres capuchons.
Ils étaient constitués de plusieurs couches en tissu synthétique, il faisait plus de 30degrés dans la salle avec un taux d'humidité de 100 % et avec les projecteurs braqués sur eux, les gosses suaient à grosse goûtes là dedans!

Petit aperçu :
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Mais surtout, ma fille, pourtant si assidue à sa chorégraphie à la maison (j’ai reconnu les gestes qu’elle ne cessait de répéter) n’a fait qu’une chose tout du long de son passage sur scène, elle cherchait du regard dans la salle papa et maman !

Il faut dire que je lui avais expliqué que nous serions dans la salle à applaudir et crier bravo, alors elle était déçue de ne voir que l’obscurité devant elle ! 

undefined"Alors, où sont donc papa et maman? (elle ferme la marche, à droite)undefinedMais c'est que je ne vois rien, moi!
undefinedRien à faire,  même en levant la tête, on n'y voit rien!undefinedPourquoi donc fait-il noir là dedans?
undefinedC'est tout de même étrange, maman et papa m'avaient dit qu'ils seraient là...
undefinedJe distingue stritement rien moi!undefinedOuais ouais, j'te la fais ta chorégraphie mais poufffff, ça commence à m'agacer!
undefinedJ'te fais même le mouvement par  terre!
undefinedSont franchement rasoirs!undefinedJ'suis  déçue, sont même pas venus!"

Nous avons donc récupéré  une petite princesse  toute perturbée  mais  après qu'on lui ait eu expliqué le coup des projecteurs et de la salle noire et après qu'elle ait vu les photos (preuve qu'on était bien présents), elle n'a plus parlé que de ça!

Cette expérience a enrichi ses jeux et ses rêves...

Quant à Léonard, il vit régulièrement une expérience traumatisante: il se fait agresser par un lapin grelot!
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 Ses déguisements, sont faits de hasard:
undefinedQuant aux décors, il en est plutôt un élément constitutif pour le moment!undefinedundefined
par cécile
Lundi 3 mars 2008

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